29 septembre 2008
La grande malade...
... De la tête, oui!
Juste pour savoir si ça ne vous arrive jamais...
Ca commence, généralement, par une douleur au dessus de l'épaule gauche, au niveau des trapèzes. Une douleur lancinante qui vous fait souffrir depuis un jour déjà. Deux heures de route plus tard, cette douleur est plus diffuse, elle remonte jusqu'à la nuque, et toujours plus lancinante. C'est dimanche soir, vous rentrez de week end: crévé et un peu miné à l'idée du lundi, surtout si ce sur quoi vous travaillez ne vous passionne guère.
Lundi matin, toujours la douleur... Petit déjeuner, le rush du matin, métro et boulot!
9h, vous prenez place et vous vous replongez sur ce qui ne vous passionne guère...
9h40, la douleur persiste... et là, n'étant pas chez vous, en proie à l'ennui et en milieu hostile, TOUT est permis. Je dis bien TOUT!!
Vous pensez à votre bonne copine Lulu. Petit mail.
9h53: Hello Lulu, j'espère que tu as passé un bon we... Au boulot, ça ne s'arrange pas... Tu seras là vendredi pour l'apéro?
Avouez-le, quelque part, vous cherchez un soutien. Pas de réponse. Lulu ne doit pas être devant son ordi...
10h08: En plus, te fous pas de ma gueule, j'ai une tension depuis hier dans le cou et d'un côté seulement. Je crains la rupture d'anévrisme. C'est con, je sais, mais je flippe.
Vous aviez quand même besoin d'extérioriser cette peur et de le dire à quelqu'un... Toujours pas de réponse.
10h10: Ce qui me rassure, c'est que quand je masse, je sens un mieux. Mais quand même, je n'en mène pas large. Souviens toi de Thierry Gilardi... En plus, c'est pénible, comme je ne suis pas trop occupée, je n'arrête pas d'y penser.
Toujours pas de réponse.
10h17: En plus, là, je viens de bien appuyer dessus et ça m'a un peu paralysé le côté (le bras et la main) où j'ai mal. Pfff qu'est ce que j'aimerais ne pas avoir le temps d'y penser (parce que dans ce cas, on reste quand même lucide!). J'ai même l'impression d'avoir la moitié de la tête qui tourne (mais biensûr, le cerveau gauche, c'est ça!).
Pas de réponse... Parce que la Lulu, elle doit taffer, elle!
10h27: Ca y est, j'ai la tête qui tourne complètement là (est-ce des vertiges?) et je suis barbouillée (de là à dire que ça serait des nausées...). Là, vous êtes dans la phase où vous tentez, le plus PARTIELLEMENT du monde, de vous diagnostiquer. J'espère que ce n'est pas une tumeur... avec tout ce que je téléphone... Vivement midi, je déjeune avec Yolanda!
Tout à coup, un éclair de pensée:
10h28: Attends mais j'ai mal au bras gauche! C'est peut être le début d'un infarctus. Je flippe!!! Et je connais pas assez mes collègues d'openspace pour leur en parler (Oui, ben HEUREUSEMENT!!). J'ai trop peur, je sens que j'arrive moins bien à respirer, ça y est.
Résultat de la course auX boboS: quelqu'un m'a appelé, je ne me suis pas effondrée, j'ai répondu à sa question, j'ai dû aller dans un autre bureau... C'est passé!
Y a pas à dire... le travail, c'est la santé!
Joséphine, un peu hypocondriaque, mais vit surtout très mal l'inactivité. Et je vous rappelle que j'ai un collègue qui a été EVENTRE!!!!!!!!!! Pof, pof, pof... :-((
Quand Père Aimé me tague...
Page 123, 5ème ligne, 5 lignes:
Pour elle, l'occasion n'est plus sûre de se représenter.
Alors elle fait du roller dans son sous-sol avec un jeune de vingt-cinq ans.
Au lieu de l'emmener au lit.
Non qu'il n'en ait pas envie, au contraire, mais c'est elle: elle a peur qu'il juge son corps vieilli.
C'est le bouquin qui est en ce moment dans mon sac à main et que j'aime lire à l'heure du déjeuner, si je suis seule.
Rien d'intellectuel, comme vous le remarquerez, mais en ce moment, j'ai besoin de lectures légères.
Père Aimé, je me confesse: Sex and the City, de Candace Bushnell (je suis fan de la série, mais je n'avais jamais lu le roman, et les histoires ne sont pas les mêmes: encore plus légères!). Par "légères", j'entends "envolées", "pas prise de tête"... je précise!
Remarquez, je m'en sors bien, vu le livre, ça aurait pu être plus cru, plus COCHON!
Joséphine, qui aimerait bien savoir ce que lisent Chateign et Okto...
25 septembre 2008
Mamma mia
Dimanche, je n'arrivais plus à buller, à bout de souffle. Je suis allée voir Mamma mia. J'en suis ressortie EN CHAN TEE!!
Pour ceux qui ignorent l'histoire de cette comédie, je resterai discrète, n'ayez crainte!
Je ne suis pas fan de la première heure, mais j'aime bien les chansons d'ABBA. Et bien depuis dimanche soir, je ne fais qu'écouter ABBA en boucle!! Je suis comme ça. Ca doit, certes, relever d'une névrose particulière... Quand j'aime, je ne me lasse pas (et pas que pour la musique!). Je suis capable d'écouter encore encore et encore une même chanson, ou un même album.
Note pour plus tard: A analyser... et chercher un groupe de thérapie en conséquence!
Mamma mia. Je suis rentrée dans la salle mal en point, petite flamme dans les yeux, flammette étiolée, un peu bleutée et je vous le donne en mille: je suis sortie du film, le regard de braise, bien rouge, gare à celui qui viendra s'y brûler!!
Comment ABBA m'a consummée:
L'énergie d'une comédie musicale. On aime, on n'aime pas... Ca a commencé, et j'ai respiré!
Les paysages des îles grecques. Sublimes. Un plein soleil. Une villa blanche et bleue avec un intérieur bleu ciel. Heureusement pour mon home sweet home que Casto' est fermé le dimanche, sinon je ne sais pas ce qui se serait passé...
De bons comédiens. Merryl, une fois de plus, chapeau! Colin... no comment! De belles performances d'acteurs. Et puis les copines de Merryl sont vraiment chouettes! Très drôles. Petite préférence pour la plus petite et particulièrement lors de sa déclaration finale... (je laisse le suspens!)
Des chorés très drôles: Money Money, Money, par exemple. Je revois les copines de Merryl, sur leurs jet-sky respectifs...
Une histoire innatendue (je vous avez dit que je ne vous gacherais pas le plaisir de découvrir Mamma mia!)
Des paroles si vraies. Je ne connaissais pas les paroles des chansons d'Abba. Quelques unes, oui, mais je ne m'y étais jamais penchée et je n'avais pas vraiment cherché à les comprendre. Deux gros coup de coeur: The winner takes it all et I have a dream, a song to sing. (A l'occasion, attardez-vous sur les paroles). Je concluerai, d'ailleurs cet article par deux mini-billets sur ces belles chansons.
The winner takes it all.
C'est l'histoire de toutes les ruptures, avec un gagnant et un perdant. Pas parce qu'ils s'en sont foutus plein la gueule (enfin, on ne sait pas...) mais parce que c'était les règles du jeu, et le jeu veut que celui qui est quitté est le perdant. Et même si le gagnant ne célèbre pas sa victoire et ne met pas un grand coup de pied dans le dos de celui qui est déjà à terre, le perdant mord la poussière. Et c'est triste, c'est triste (oui, j'ai pleuré)... parce qu'on voit bien que même s'il n'y a aucune méchanceté, le perdant en prend plein la figure. Et nul n'y peut rien, parce que c'est la règle. La règle du jeu. Ils n'avaient qu'à faire match nul? Ouais... pas faux, mais ils ne l'ont pas fait. Entendre cette chanson dans une comédie musicale est d'autant plus touchant que les émotions des comédiens transparaissent nettement, les trémolos dans la voix... Mon amie Yolanda m' avait prévenue. Quelle belle chanson! Après, on ne l'entends plus jamais pareil... Ca vous laisse le coeur à la fois gros et léger.
I have a dream, a song to sing.
Cette chanson est la boucle du film, à la fois prologue et l'épilogue de cette comédie musicale. J'ai découvert cette chanson dimanche et elle m'a bluffée!! Elle décrit EXACTEMENT mon crédo, ma façon de penser, mon way of life. Tout colle, c'est impressionant. Je ne pensais pas qu'une chanson aussi parfaite (pour mes convictions) puisse exister. Je ne connais pas l'histoire de cette chanson (peut être Montana, grand musicien et mélomane que tu es, pourras-tu m'éclairer...) mais elle aurait pu être écrite pour moi. C'est MA chanson. Tout ce en quoi je crois... Et ce que je me dis quasiment tous les matins. Très étrange comme découverte.
http://www.deezer.com/track/1214881
Sur ces belles paroles, je vous laisse...
Joséphine, une gardienne de cochons en herbe (pas les cochons, la gardienne!!)... qui espère pouvoir leur jeter un sort et les transformer en preux chevaliers... et pourquoi pas, un jour, en appeler un "Honey''. Merci Père Aimé!
24 septembre 2008
Un collègue qui vous veut du bien
Mon docteur trouve que j'ai le syndrome du sapeur pompier.
Pas faux: sapeur pompier ou saint-bernard, chacun le dit comme il veut.
Les "cas" viennent spontanément à moi et je vais spontanément vers eux.
Même vers les moins détectables, parfois!
J'ai un radar à personnes en difficultés. Mais pas des difficultés "simples". Le degré de problèmes des personnes qui vont spontanément vers moi est généralement assez élevé.
Aujourd'hui, l'exemple est saisissant sur mon lieu de travail et jours après jours, je me dis... mais pourquoi moi... je dois être trop gentille. Les gens se sentent en confiance...
Je vais vous parler de cet homme, qui s'est confié à moi, vendredi matin et qui m'a pourri mon week end.
Je n'arrête pas de visualiser (malgré moi) tout ce qu'il m'a décrit et j'avoue que j'ai encore du mal...
Je vous en parle.
Son nom. Je ne vous livrerai pas son nom sur la toile. Je peux juste vous dire que son nom en dit déjà long. A croire qu'il y a des noms prédestinés. C'est un nom du genre: Robert Lerejetté... On l'appelera Robert.
Le dépeindre en quelques lignes: la cinquantaine, obèse, moustachu, tatoué (un coeur délavé et un tigre), qui sent mauvais quand il fait trop chaud dans les bureaux, raciste et macho (car il paraît qu'il fait des blagues à un autre collègue. Un des trois qui lui parle encore...), vêtu d'un treillis militaire et la veste assortie. Un poème...
Son travail: ouvrir les dossiers qui se trouvent aux archives, regarder si des papiers sont en double et dans le cas échéant, les jeter. C'est ça qui m'a attendri de prime abord. Me dire que ce mec était recalé à ce boulot, si peu passionnant. Et puis aussi de savoir qu'avant il résidait aux archives, c'est à dire dans un sous-sol sans fenêtre.
Notre rencontre? Trouvant mes collègues d'open space sympa, un vendredi matin, je suis arrivée avec des chouquettes. Il ne fait pas partie de mes collègues d'open space. Il est derrière une armoire (le pauvre...), derrière nous. Il nous jette un oeil terriblement noir de temps en temps (d'ailleurs au début il me faisait peur) mais ne parle pas et tout le monde le lui rend bien! Arrive le moment où je propose des chouquettes et là... parce que j'ai deux sous d'humanité, je franchis l'armoire pour lui en proposer. Fort surpris, j'irai même jusqu'à dire "ému", il en prend une... en me disant que ce n'est pas raisonnable et en me montrant son ventre. Le travail reprend et j'ai envie d'une autre chouquette. Ma gourmandise me perdra... Je fais un deuxième tour. Je franchis la "barrière" de l'armoire. Il me fait "non, non" en me montrant son ventre (son gros ventre bien tendu... Oh c'est atroce, vous comprendrez...!!!!). Et là... bien bête... (ça a dû être LA phrase de trop) je rajoute:
"Oh... c'est juste une chouquette..."
Quand j'y repense... Tout ça pour qu'il prenne une seconde chouquette alors qu'il l'aurait laissé, je m'en foutais!!!
Ca en aurait fait plus pour les autres!!!
NON, toujours à parlementer, à en rajouter... A croire que c'est un besoin chez moi!!! Je me déteste!!!
Du coup, j'ai tout su, pour une simple chouquette (qu'il n'a finalement pas prise!!)
Sa vie, son oeuvre:
(je vous la fais courte car ça a duré un quart d'heure et c'est parti dans tous les sens)
Il a du diabète, mais ce n'est pas de naissance,
Il a eu un grave accident de voiture en sortant du boulot: 7 mois de coma. Les médecins avait dit 5 ou 6 mois mais il est resté un mois de plus,
Il lui ont enlevé une partie du foie et du pancréas (d'où le diabète),
Quelques mois plus tard, il a fait une EVENTRATION. Et c'est là que ça me dégoute car il a fait le geste, sur son gros ventre tendu, comme s'il se déboutonnait une chemise avec des sons successifs: "pof pof pof..." ( Je n'arrête pas d'y penser, je suis HANTEE par le ."pof pof pof..." Car c'est le moment d'imaginer son bedon BEANT!!)
Normalement, il est d'un autre service, mais il a porté plainte, alors il est là, maintenant, et ça les fait tous bien chier (m'a-t-il dit... et je veux bien le croire, mais je n'ai pas demander le pourquoi du comment...)
A 10h25, il mange sa chocolatine, à cause du diabète,
Il se pique cinq fois par jour et il se casse à 16h15 (il me dit ça en faisant un gros bras d'honneur envers la direction). Comme ça il rentre se piquer chez lui,
Il fait plus jeune que son âge, mais il est bientôt à la retraite
Parce que lui, il était comme les soldats, là-bas, en Afghanistan... Sauf que lui, ils l'avaient envoyé au Centre Afrique,
Le TOUT, évidemment, sans que j'ai eu, A UN SEUL MOMENT, besoin de le relancer. Et c'est cela le plus triste...
Puis j'ai mis un terme, en faisant un léger pas vers l'arrière, que je tentais depuis un bon moment et en ponctuant par un "Finalement, Robert, c'est une chance que vous soyez là! Allez!!"
Joséphine part se coucher mais pense depuis vendredi, tous les soirs que Dieu fait, à... "pof pof pof"!!!!!
23 septembre 2008
Honey
Petit réflexion dénuée de toute intelligence, que l'on pourrait même qualifier de "stupide".
La prochaine fois qu'un homme partage ma vie, c'est décidé, je l'appelle "Honey".
Quel manque de spontanéïté!!!!!
Ce n'est pas faux, mais je trouve cette expression trop belle à prononcer et puis j'adooore le miel, alors c'est un peu cohérent, après tout...
Oh Honey...
Joséphine... se la raconte un peu... Oh my God! Honey!!
21 septembre 2008
Sysiphe en t-shirt jaune avec un grand M comme Malabar
Dimanche, 11h41: la vie, c'est comme une bulle de chew-gum.
Ou comment attaquer une bonne journée...
On prend des décisions, ou plus précisemment des résolutions, qu'on ne tiendra finalement jamais.
Et puis on recommence, on remâche le chew-gum (là, j'essaie que vous adhériez à ma métaphore...), le même (car il faut imaginer un gros malabar avec un goût d'éternité), et on refait des bulles, qui finiront tôt ou tard par éclater, mais peu importe, vous recommencerez.
Sysiphe, en somme. Sauf que dans la mythologie, les chew-gums, ils n'y avaient pas pensé...
Et avant de prendre son souffle pour faire une nouvelle bulle, on a un peu peur et on a pas très envie de recommencer. On reporte même parfois la bulle au lendemain. Parce qu'on n'a pas envie de se replonger dans l'espérance que cette bulle n'éclatera jamais.
Finalement, à macher comme un veau son chew-gum, on est peinard. Blasé, mais pas emmerdé.
Conclusion: là où il y a de la bulle, il y a de l'espoir!
Alors mâchez et... BULLEZ!!
Joséphine mâche et se prépare à buller.
Ps: mâcher, c'est une chose, ruminer, c'en est une autre (et c'est mal!!).
Pps: En fait, Sysiphe, il est plutôt bien conservé...
16 septembre 2008
D'humeur champêtre
Une bonne philosophie de vie serait de prendre ce qu'il y a de bon sans se soucier du mauvais.
Voir le côté positif de chaque situation et en tirer profit.
Ne pas être en lutte, accepter ou plutôt s'adapter. Pas mauvais comme way of life... Pas toujours évident à appliquer.
Actuellement, mes préoccupations sont surtout professionnelles. M'adapter à un nouvel environnement, à un nouveau mode fonctionnement et à un nouveau vocabulaire. Et c'est précisément sur ce dernier POINT (ça y est... ça vient!!... Lisez un peu plus et vous comprendrez!) que je souhaite m'attarder.
Cependant, avant toutes choses, des news des épiphénomènes dont je vous avais fait part dans de précédentes aventures...
L'ordre du jour: Il est toujours bien présent mais en tant que stagiaire je n'y suis pas confrontée. C'était juste la première semaine, sûrement à cause de la rentrée... Mais tous les POINTS dont il est question dans ces fameux ordres du jour... Je n'en suis pas épargnée! (J'y reviendrai)
Le mug: Bon, fini les questions je vais le laver ou je ne vais pas le laver??? Mais eux??? Ils ne le lavent pas??? La nécessité fait loi: si je ne lave pas mon mug tous les matins mon café a un goût dégueu. Et puis je suis beaucoup plus à l'aise avec mes voisins d'open spaces. On rigole bien. On commence même à faire les langues de putes... Alors plus d'hésitation pour aller laver le mug du café!
Le look: soit je ne m'en rends plus compte, soit ils s'y sont fait... Et puis on m'a dit que j'étais "avenante" alors ils ont dû s'y faire!
Mais aujourd'hui, j'aimerais m'entretenir avec vous au sujet d'un épiphénomène que j'avais sous-estimé.
Le vocabulaire, le langage.
Je vous ôte de tous doutes: ils parlent tous français et il ne s'agit pas d'un langage particulièrement soutenu ou élevé.
Non.
Je vous parle simplement d'une façon de parler, de s'exprimer, de comprendre les choses, de les visualiser et de les exprimer. Les retranscrire: le passage entre l'intellectuel, le cérébral, et l'oralité.
Cet épiphénomène, fort curieux, ne concerne que mon boss (c'est à dire la personne avec qui j'ai le plus à échanger... pratique hein??).
Je vous explique: il ne parle qu'en images, de préférences géométriques.
Un sujet est un POINT. Une réunion est un POINT (Le même?? Je ne pense pas...). Quand je souhaite lui poser une question, il me dit qu' on fait un POINT rapide mais que par la suite on fera un POINT sur ces POINTS... (J'ai raconté ça à ma copine Lucille qui s'est régalé de m'envoyer un mail, dans la journée, intitulé des petits points, des petits points, toujours des petits points...)
L'autre jour, on fait un POINT. Et il m'explique ce qu'il attend de moi: les POINTS sur lesquels il a de réelles attentes (c'est pas un gag, croyez-moi, je vous assure que ce sont ses termes!!).
La conclusion est la suivante: je dois balayer le CHAMP des possibles.
Voilà pourquoi depuis quelques jours, je m'obstine à arriver le matin soit avec une fleur dans les cheveux, soit avec un balai, soit avec des épis de blé... Cela dit, hier, il m'a expliqué que ma situation était réellement en CHANTIER... Et un casque de chantier... c'est pas très glam' et en plus je n'en ai pas trouvé!
Du coup, j'ai décidé de m'adapter d'une autre façon.
Au lieu de tout miser sur l'apparence (c'est mal!) j'ai opté pour le langage (moi aussi)!
Je suis allée le voir et je lui ai dit que je souhaitais faire LE POINT (Remarquez tout de même la nuance entre LE POINT et UN POINT...)
Il m'a dit OK. Comme quoi, ça marche!!
J'arrive dans son bureau et là, je lui dis (OUI, j'ai osé!!!!!!!!!):
Bon, faut vraiment faire LE POINT parce que là... je tourne en ROND!
Et là, sésame ouvre-toi, il a écarquillé rond les yeux et il m'a comprise! J'ai senti qu'on était ENFIN connecté. J'ai saisi l'opportunité, je ne lui ai pas laissé en placer une et j'ai exposé mes idées. Je m'arrête. Il me regarde, il m'a écouté. Heureuse, soulagée. J'attends son retour.
Je comprends, oui, j'entends bien ce que tu me dis Joséphine... En fait, tu es sur un PALIER.
Et là, j'ai craqué.
J'ai dit: Oui, je STAGNE!!!!
Joséphine... ne compte pas renoncer, continue à balayer le champ des possibles mais va quand même essayer les CARRES!
11 septembre 2008
Montre-moi son ourlet, je te dirai qui il est
Et oui Messieurs, vous ne l'auriez pas cru??!!! On matte même vos ourlets!!
N'allez pas croire que c'est une de mes obsessions. C'est un petit détail qu'il m'arrive de remarquer. A l'occasion...
Mais ce matin, mon regard s'est arrêté sur un ourlet. Et quel ourlet!!
Comment faire un bon ourlet? J'ai envie de te dire... ça ne s'apprend pas! Un ourlet, ça se décline, c'est fusionnel: tout dépend du pantalon, de la chaussure... Ca n'existe pas un "mauvais ourlet", tout est relatif! C'est comme pour l'amour, question de feeling, pas compliqué (...).
Dans la famille Ourlet, je demande:
le gros. Deux possibilités: soit le jeune homme est rustre et s'est dit qu'il n'y avait plus qu'à plier, replier et re-re-plier, soit il est indécis: oh... on ne sait jamais...
l'éfiloché. Y a pas à réfléchir, un coup de ciseau, il ne s'est pas emmerdé! Cet homme a d'autres priorités.
l'absent. Un jean qui traîne, ça donne parfois un style. Mais un pantalon, un vrai... Non! Y a pas idée! Cet homme est négligé. Un gros dégueu!! Un petit pli, ça ne demandait pas grand chose... Car l'absent ne se donne même pas la peine de retourner son pantalon!
l'artisanal. Il n'est ni trop court, ni trop long, l'ourlet est bien fait, mais on voit qu'il est travaillé. Points lâches, pas forcément droits, ou fil de couleur sensiblement différente du tissu. Jeune homme soigneux, manque cruel d'expérience en la matière mais bon potentiel. Met du coeur à l'ouvrage, peut mieux faire. Encouragements.
l'arnaqueur. Petit malin. La fin justifie les moyens. Où tu veux, quand tu veux! Un rouleau de sckotch, une agraffeuse et il a massacré son pantalon en deux temps trois agraffes. Cependant, le scotcheur est plus prévoyant que l'agrafeur. Il s'est sûrement dit: je le ferai quand j'aurai le temps...
le parfait. Ourlet cassé, juste sur la chaussure, longueur parfaite... Un ourlet, c'est aussi comme un maquillage: le plus réussi est quand on ne le remarque pas. On ne veut pas savoir comment il l'a fait, c'est juste parfait. Si ça se trouve, c'est un assisté: maman ou mamie ont fait son ourlet! Un conseil, si le type a en prime le sourire ultra-bright, fuyez!! C'est pas bon un type trop parfait!
le feu de plancher. Une calamité... Paraît-il que l'on dit aussi, lorsque l'ourlet est trop court, "avoir de l'eau dans la cave". Et bien c'est ça: le feu de plancher, c'est l'ourlet du sinistré, du mec qui a dû passer la nuit à écoper mais qui, au préalable, avait anticipé son ourlet. Un attentat à l'esthétique! Et je pèse mes mots! Ce rescapé a tout prémédité. Dégats des eaux, incendies impromptus: il est paré! Le type qui ne fait pas rêver. Sans oublier ses chaussettes blanches, trônant sur son pantalon noir... Un poème! Entendons-nous bien, j'aime bien le style pêcheur du dimanche, jean retourné (en revanche on raye
les chaussettes blanches). Ce qui m'insupporte: l'ourlet trop court calculé, prémédité, qui se veut habillé!
Vous l'aurez compris, j'en ai surtout après l'ourlet du sinistré...
Moi, je suis plutôt du genre indécise, donc tant qu'il n'y pas trop tissu, j'opte pour le pliage. Et puis j'ai tellement de chaussures, des talons de tailles différentes...
Mais sans transition, pour tout vous avouer, je suis adepte des revers.
Joséphine... et puis rien ne vaut de bonnes bottes en caoutchouc rouge pour écoper!!
10 septembre 2008
Se lancer à coeur perdu dans la papaye industrie
L'autre jour, rien n'allait.
Une tournée de bises trop longue de bon matin, un mug sale d'il y a trois jours, une succession de réU sur des points soumis à l'ordre du jour du point de la semaine dernière, le coeur grenadine, les regards insistants du type aux yeux couleur menthe à l'eau que je soupçonne être un beau salop... la totale!
Idem pour ma copine Chris: un nouvel environnement professionnel ne correspondant pas à celui escompté, une langue étrangère (London, pardonne nous, on t'aime quand même!), l'éloignement de ses proches, un ticket de métro à 6 euro, pas de télé... la journée loose!
Rendez-vous sur skype: la voix qui en dit long... Ouais (L'air blasé. alors que d'habitude, se parler, elle à Londres et moi en France est un éternel émerveillement!), ça va?????? (insistant sur l'interrogation étant donné que du côté de l'interrogateur, CA NE VA PAS)...
Et bien ce jour là, après avoir écouté nos lamentations respectives, nous avons opté pour la solution positive et... constructive!
Nous avons envisagé le jour où rien n'ira plus.
Car nous avons trouvé des scénari qui pourraient être pires que tout et venir supplanter nos tracas du jour. Ce qui permet, somme toute, de relativiser et de se convaincre que la situation actuelle n'est ni tragique, ni irrémédiable, ni dramatique!
Mais qu'est-ce qu'on se sent plus légères...
Conclusion: le jour où THE scénari se réalisent, pas de panique.
Je prends un paréo, je monte dans la micra (car Joséphine se déplace en micra), je passe chercher Chris, qui aura préalablement pris le soin de se munir d'un pagne et on fonce à intermarché! Direction rayon fruits exotiques, poche plastique, on achète 5 papayes (le fond de caisse). On reprend la micra, go to the airport et ciao ciao, on part vivre en Polynésie!
Là bas?
On monte une entreprise de papaye et si ça marche bien, on peut même miser sur les produits dérivés.
Tahiti douche n'a qu'a bien se tenir: les papayes girls débarquent!!!
Et là, le bonheur:
Love story avec un maori, il me demande en mariage, je me marie avec un gros collier de fleurs en dansant le tamure, je tombe enceinte,... un petit métisse!
Chris, working girl, requin d'entreprise, fait fructifier notre entreprise et je l'inscris pour le concours de Miss Polynésie. Un riche américain (genre Richard Geere) la remarque, lui fait la cour, elle devient Miss Papaye (Sans vouloir te vexer, Chris, Miss Polynésie, ce serait un peu osé, parce que quand même tu n'es pas typée...) et il l'épouse.
Je finis mes heureux jours à Papeete, dans ma nouvelle famille maori, à cuisiner des meringues ( pourquoi pas arôme papaye...), et elle coule de jours heureux dans une superbe villa à Beverly.
Comme la papaye industrie aura marché comme jamais (Tahiti douche, Fa, Ushuïa... c'est fini, ça n'existe plus, on les a tous détroné!), on a chacune un jet privé et on fait les aller retour Papeete/Beverly et on peut même faire voyager notre famille et nos amis.
Ca donne envie? Ouais... c'est qu'un plan D, ne l'oublions pas!
Joséphine.
Elles vécurent heureuses, voyagèrent et eurent beaucoup de papayes...
08 septembre 2008
Vie de bureau
Me voilà plongée dans un univers que j'ignorais jusqu'alors: la vie de bureau.
En stage pour 6 mois dans une structure qui m'est étrangère, avec un mode de fonctionnement totalement différent du mode de fonctionnement auquel j'étais habituée dans mes précédents stages, j'écarquille grands les yeux. Plein les mirettes!
Entourée d'épiphénomènes (car je ne mesure pas encore toute la complexité qu'ils présentent), je vogue au grè du temps, au gré du vent, essayant, tant bien que mal, de rentrer dans le moule.
Chers lecteurs, ne soyez pas avares de commentaires. J'ai besoin de votre attention et de vos expériences, aussi diverses que variées, sur la question. Ou plus précisemment sur LES questions.
A l'ordre du jour, (car l'ordre du jour est aussi un épiphénomène de la vie de bureau):
Le bonjour du matin
Le mug qui ne se lave apparemment pas
La tendance caméléon
C'est peu pour un premier ordre du jour? Mais c'est bien suffisant... Les sujets sont de taille!
A titre liminaire, laissez-moi vous dire qu' à mon bureau (non, je ne balancerai pas de nom!), tout est question d'ordres du jour et de réunions ( familièrement appelées "réU").
On fait "des points", "des réU". J'avais l'habitude de faire "des points" dans mes précédentes expériences professionnelles, mais là, j'ai l'impression, parfois, de faire "un point du point". Vous suivez? A peine avancé qu'il est question de faire "un point" ou "une réU en salle 3". Alors, à l'ordre du jour...
Et puis les réU sont super démocratiques. Il est envoyé un mail à toutes les personnes concernées par la réU pour qu'elles soumettent "des points à l'ordre du jour". La personne hiérarchiquement la plus haut placée collecte les points soumis et concocte en conséquence l'ordre du jour.
Joséphine, tu viens, réU en salle 3, on va faire un point sur le dossier X.
J'ai pas encore soumis de "points" à l'ordre du jour et je n'ai pas encore convoqué quelqu'un pour "faire un point". En même temps, étant au bas de l'échelle, j'aurais du mal... Allez, demain, je me lance. Je vais me faire la main sur mon co-stagiaire.
Ludo, tu peux venir en salle 3, j'aimerais faire un point sur l'ordre du jour qu'on pourrait soumettre en réU.
Ca en jette...
Laissez moi vous exposer, tout d'abord, l'épiphénomène qui occupe la première moitié de ma matinée: le bonjour du matin.
Précédemment dans Ally Mac Beal... J'ai vraiment trop regardée cette série!
Précédemment, sur mon ancien lieu de travail, j'arrivais et saluais d'un bonjour, ça va? les personnes qui étaient sur mon passage pour aller jusqu'à mon bureau, où je m'installais. Par la suite, je croisais d'autres personnes, dans les couloirs, que je n'avais pas encore salué et je leur disais bonjour, ça va? ... Et papotais même un peu plus si la situation s'y prêtait. Je tiens à préciser qu'il s'agissait d'une petite structure. Nous devions être une dizaine à travailler.
Aujourd'hui, je travaille dans une grande structure. Et ils prennent tous un moment pour aller faire le tour des bureaux, se dire bonjour, se faire la bise (je déteste ça! Faire la bise à tout le monde de bon matin me tend comme jamais!!) ou se serrer la main pour quelques supérieurs (respect oblige!).
Quel choc! Le premier jour, j'ai seulement dit bonjour. Pas de réaction. Le deuxième, j'ai seulement dit bonjour et on m'a regardé bizarrement. Le troisième... on m'a tendu la joue. Et maintenant??? Ben je me colle aux bises et c'est une sensation très étrange... En revanche, je me refuse à aller faire la tournée des bisous. C'est seulement si je les croise. Et quand tu crois que c'est fini, NON! Il y en a encore. Si tu croises un collègue à 16h... Mais on s'est pas vu aujourd'hui??!! Bonjour! smack, smack...
Cela dit, ils sont adorables... alors bon, c'est juste une habitude à prendre!
Ensuite, second problème de la matinée: le mug du café.
Comme je l'ai dit, je suis entourée d'une équipe super sympa. Dès le premier jour, ils m'ont proposé du café et m'ont dit d'amener mon mug. J'ai adoooré. J'ai trouvé ça super chouette!
Le hic: je me demande s'ils lavent leur mug. Je ne les vois pas le laver. Ca fait une semaine que je bois mon café, que je ne lave pas mon mug et le lendemain, rebelotte, je reprends du café dans mon mug que je n'ai pas lavée de la veille (et maintenant de l'avant avant avant avant... veille... en gros, de la semaine dernière!). Je sais qu'il y a une cuisine à un autre étage. Je ne les vois jamais faire le café (car ils doivent y aller pour chercher de l'eau), quand j'arrive, tout est prêt.
Mes questions: ne lavent-ils pas leur mug? Et dans ce cas, tant pis, quitte à paraître pour une chochotte, demain je me lève avant de prendre le café et je descends à la cuisine. Ou le lavent-ils, eux? Et dans ce cas, me prennent-ils pour une grosse crade???!!!
Demain, je me lance. Après avoir intercepté mon co-stagiaire pour lui faire part des points que je veux intégrer à l'ordre du jour de la prochaine réU, je file à la cuisine!
Et enfin, problème de taille, mais semble-t-il insolvable, je n'ai pas le même look que les autres.
Je ne suis pas du tout décalée. Ce n'est pas la question d'arriver en jean quand tout le monde est en costume ou vice versa... NON. Côté "dress code", je suis comme eux. Mais je suis un peu plus originale, plus fantaisie. Dans les couleurs, dans les formes. Gros bijoux fantaisies, petites chaussures colorées, hauts (pas décolettés) mais à jabots...
Quand j'arrive le matin, ils me regardent de la tête au pied, et je me sens très mal à l'aise. Ma copine Chris me dit " Be yourself..." En attendant, ça fait deux jours que je me prends la tête de bon matin en me disant: Non, pas ça, ils vont halluciner. Ca, c'est mieux, c'est plus sobre...
Mais je ne vais pas changer de goûts juste pour raser les murs quand même!!
Faut que je m'y fasse, faut qu'ils s'y fassent. Quand je pense que pour cet hiver je leur réserve le kilt en tartan et les bottes en caoutchouc rouges... Ils vont rêver...
Joséphine apprivoise doucement mais sûrement (enfin j'espère!!) son nouveau bureau...



