Joséphine pour de nouvelles aventures...

Des frasques aux impressions de Joséphine... Osez, osez Joséphine!!

24 avril 2009

L'EPREUVE

On en a tous...

Je me livre, un peu d'intimité n'a jamais fait de mal à personne!

Soyons honnêtes. De vous à moi, mais vraiment de moi à vous, la vie est une succession d'épreuves. 

Acheter un article gênant dans un supermarché. A chacun son degré de gêne, évidemment...

Cette semaine, résolue, j'étais partie dans l'idée d'acheter des tampons (les grands mots sont lâchés!!).

Vous me trouverez surement petite joueuse, mais c'est ainsi, ça me gêne!!

Une boîte négligemment glissé au milieu d'une quantité rassurante de courses diverses et variées... Passe encore... Mais je suis rarement organisée et je suis plutôt du genre à me retrouver à faire les fonds de tiroirs ou de sacs, désespérée, voyant le moment où inévitablement je devrai me retrouver à Monop', parce que ça ferme à 22h... et surtout parce que je n'ai plus d'autres solutions...

Et bien cette semaine, j'ai décidé de me prendre en main: fini cette désinvolture qui se termine en crise d'angoisse nocturne à l'idée du passage en caisse, juste après le surgelé Marie de l'étudiant qui achète juste ça, en passant, et avant le clochard du bas de la rue qui vient acheter son rouge... Fini!

Action, réaction, j'anticipe, je contrôle la situation, je gère! Maître mot: ANTICIPATION!

Mardi soir, petites courses de milieu de semaine et "commando tampons". Ma mission, si je l'accepte, acheter deux boîtes d'avance, histoire d'être TRANQUILLE.

Mais c'était sans compter la rencontre fortuite avec... Patrick!! Oh! Fabuleux! On ne s'est jamais croisé ici... C'est la première fois que tu fais tes courses ici?? Mais super!!! Quel veine on a de se croiser juste aujourd'hui!!! Waouh... Un truc de ma-la-de!!! Tu regardes les légumes, tu te fais des légumes ce soir?

Et encore, je vous la fais courte. J'ai suffisamment déblatéré pour avoir le temps de jouer à question/réponse entre l'hémisphère droit et le gauche de mon cerveau... Ça donnait: C'est mort, tu ne pourras pas acheter les tampons aujourd'hui... Arf... En même temps, on va peut être pas non plus faire toutes les courses ensemble, il est beau gosse mais c'est un peu lourd dingue pour le coup... Ouais, mais quand bien même, s'il te surprend juste en caisse, parce qu'il est à la caisse lui aussi ou qu'il arrive en bout de rayon et que les deux boîtes de tampons lui sautent aux yeux (parce que oui, ça attaque ces machins là!)... Oups, fait semblant d'écouter quand même... Ouais, ouais, Patrick, mais oui... La dernière fois qu'on s'est vu, c'était y a pas si longtemps... Bon, va falloir sérieusement gérer (à chacun ses enjeux, je sais!) tout va dépendre du rythme auquel il va faire ses courses et comment la fin de notre entrevue va se goupiller... Et c'est grave si tu ne les prends pas aujourd'hui les tampons? Non, non, non, Jo, fais-le aujourd'hui car tu reportes et tu ne le feras jamais et encore une fois tu seras en stress au dernier moment!!

Résultat des courses, j'ai planté Patrick entre les carottes et les navets, il m'a dit de l'appeler quand je veux pour un verre (euh, t'es sympa mais je ne sais pas si tu réalises que j'ai des tampons à acheter!), et là, j'ai fait le plus vite possible!!!

Après un raisonnement tortueux et pas du tout limpide, la solution m'est soudainement apparue: faire mes courses le plus vite possible, prendre les boîtes, objet du malaise, les mettre au fond du panier, et repasser discrètement voir où il en est... Car ne connaissant pas ce supermarché, je peux facilement le doubler... A moins qu'il achète juste un plat pour ce soir, mais parti comme il était parti, ça n'en avait pas l'air!

Et là, IMPECCABLE!!! Tout s'est goupillé parfaitement, comme sur des roulettes!! J'ai pris les boîtes (à côté il y avait aussi des boîtes de préservatifs... Et ça, jamais je ne pourrais... Au dessus de mes forces...) et je suis même allée narguer l'ennemi en allant lui faire la bise avant de partir en caisse!! La coquine!! Pas de risque: il était beaucoup trop loin des caisses et les boîtes étaient bien planquées!

Et on ne se moque pas! Je ne donnerai pas de noms mais j'en connais qui sont gêné d'acheter leur papier hygniénique en plein centre ville, de peur de croiser une connaissance. Pour moi, rien à signaler de ce côté là... Alors moins fort les ricanements!

A y être, je vous dis tout: une autre épreuve...

... Entrer ou sortir d'un centre esthétique pour une épilation... Alors là, si je pouvais me mettre une perruque et des lunettes comme ceux qui témoignent masqués chez Delarue, je le ferais! Trop con, je sais... J'ai des poils, comme tout le monde, et je me les fais enlever, comme tout le monde, aussi... Mais ça me gêne!

Je choisis, par conséquent le centre le plus loin de mon lieu de travail, de mon domicile, de là où vivent mes amis... Je ne me fais pas épiler à moins de cinquante kilomètres, vous avez tout compris! Un peu comme l'épreuve du papier hygiénique... Mais toute gêne est relative et subjective, en somme.

Et vous? Impossible que vous n'ayez jamais ressenti cette gêne, irraisonnée, rationnellement puérile mais incontrôlable...

Sur ces confessions, je vous souhaite un excellent week end!

J'ai encore une valise à préparer pour l'Ile aux oiseaux! (Je ne suis pas du tout fan d'Obispo mais j'aime cette chanson et connaissant les lieux, à chaque mots cette chanson me rappelle de doux souvenirs...)

That's all folks!

Jo!



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06 avril 2009

On ne sait de quoi demain sera fait

Rien n'est figé, c'est vrai.

Tout peut basculer.

C'est ça la vie...


Si tu pêches, tu risques de la payer, un jour où l'autre, et justement par là où tu as pêché.

Deux personnes qui ont été éduquées quasi-similairement, ont suivi le même cursus, selon leurs rencontres, auront une vie complètement différente. Tant mieux? Oui, sinon il y aurait des clones...

Cette semaine, j'ai vraiment été confrontée à ce que l'on dit tout le temps: dans une vie, tout peut déraper.

Et vite, comme un vrai dérapage et pas du tout contrôlé.

Un accident, une bêtise, un jeu, un pari, une mauvaise rencontre, une décision prise... Et tout peut basculer.

La vie ne tient à rien.

Un truc tout bête: regardez sur l'éventail de vos copains de lycée, passez rétrospectivement leur parcours et comparez.

Ceux que vous avez perdu de vue, ceux que vous avez gardé dans vos amis, plus ou moins proches... Ceux qui sont morts, ceux qui ont eu de gros problèmes et qui ont (on peut le dire) une vie de merde (alors que rien ne laissait présager ça), ceux qui sont heureux dans leur vie, bien dans leurs baskets, ceux qui n'ont pas cessé d'avoir des trucs à se prouver et qui finalement ne sont pas si heureux que ça...

Pfiou... Ça en fait du monde! Et ça fait une sacrée diversité!!

Et puis il y a vous. Moi, je ne me situe pas. Quand je pense à tous ces gens et à tout ce qu'ils sont devenus, j'ai de la peine pour certains, je suis heureuse pour d'autres et j'ai surtout peur.

Peur de cette immensité.

Peur de ce gouffre sans fond qu'est la vie.

Cette vie qui nous réserve le pire comme le meilleur et juste comme ça, sans crier gare.

Dans une rue près de chez moi, il y a toujours le même clochard, depuis des années. Tous les mois, je lui donne quelque chose (et ce depuis que je suis en 4ème... Alors pour vous dire, on se connaît!). Depuis que je vis au 213 bis, je le vois tous les jours car il est sur mon trajet pour aller travailler. Quatre fois par jour je le vois. Et bien il me fait toujours froid dans le dos. Et je me dis toujours qu'un jour, je retrouverai peut être dans la rue quelqu'un  que je connais ou que j'ai connu et qui sait, peut être que j'ai aimé. Je me suis déjà vu aussi en clochard, et je me suis dit que ça pourrait m'arriver. Et c'est terrible, je le vis très mal (enfin, comme tout le monde j'imagine...).

On ne sait de quoi demain sera fait.

Alors oui, on construit son destin, on a rien sans rien, quand on veut on peut... Je suis plutôt du genre volontaire, combattive... Mais face à certaines situations, on ne peut que se dire que l'on n'est pas tous égaux, et que parfois, la vie sait "frapper".

On est assez impuissant face à ça, malheureusement alors je crois qu'il ne nous reste pas grand chose à faire à part en profiter.

Profiter des bons moments qui nous sont donnés et encaisser les mauvais en se disant que finalement on est quand même chanceux d'en avoir des bons.

Et puis il faut être honnête. Avec soi-même. Car il me semble que l'on est son pire juge.

Oser être ce que l'on ressent, tant que la vie nous le permet. 

Ne pas "louper la locomotive", comme disait mon coach de l'actor studio.

On ne peut pas se leurrer bien longtemps. C'est à soi-même qu'il faut se rendre des comptes pour être enfin en paix, pour trouver cette douce sérénité qui nous offre des ailes pour voler et pour pouvoir savourer des moments d'éternité.

Et ces dans ces moments que l'on goûte à sa chance et que l'on remercie la vie d'être si bien entouré!

Joséphine... y a beaucoup songé cette semaine passée...

Posté par josephine2202 à 01:14 - La vie en bubble gum - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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