30 mars 2009
Chanceux du soir "bonsoir"
Je vais vous parler de ceux qui tentent "leur dernière chance". C'est un phénomène assez courant, répandu, que j'ai souvent observé mais hier, j'ai été "illuminée" et je me suis dit: faut en parler!
Je rentre souvent tard, nuitamment. Ma rue est calme, toujours éclairée et il y a souvent des vélos qui passent à toute heure. Cela dit, des rencontres pédestres se font aussi: des groupes de jeunes, des personnes promenant leurs chiens (souvent des bouledogues) ou des hommes seuls...
Du jeune au moins jeune, au petit matin, l'homme seul a une fois et demi sur deux le même comportement: il tente sa dernière chance, il abat se dernière carte.
Généralement, je le vois arriver de loin. Première réflexion: "Allez... Tu as 20 mètres à faire, comme si tu ne pouvais pas les faire peinard, sans personne...". Mais c'est ainsi... Deuxièmes réflexions: "Marche-t-il droit? A-t-il l'air propre sur lui?". Car pour ceux qui ne le savaient pas encore, je suis légèrement miraude... Bref, j'ai beau me poser toutes ces questions, froncer les sourcils tant que je peux pour distinguer quelque chose ou quelqu'un, rien à faire, je ne vois arriver l'homme seul qu'au dernier moment: celui de la rencontre.
Là, le procédé est toujours le même.
Marchant plus ou moins droit, il affiche son plus beau sourire et te souhaite un "bonsoir".
Ce n'est pas un "bonsoir" de courtoisie quand tu croises un voisin. Dans ma rue, le contexte est autre: la rue est trop passante pour se dire que c'est un voisin. Et ce n'est pas non plus un "bonsoir" d'un moment insolite, ce "bonsoir" que tu aimes à dire ou que tu dis, spontanément quand tu te retrouves seul avec quelqu'un et que tu te sens soudain poussé par l'envie de le saluer. NON. Ces "bonsoir" là, je connais, je les pratique aussi et je peux vous garantir que je ne vous parle pas de ceux-là.
Je vous parle du "bonsoir" du type qui a dû essayer de draguer comme un malade toute la soirée, en vain, et qui tente sa dernière chance sur le trottoir. Vulgairement, il essaie de "ramasser", pour ne pas rentrer seul, et c'est bien pour ça qu'il tente sa dernière chance, là, à 4h du matin, sur le chemin du retour, parce qu'on ne sait jamais: sur un malentendu, ça pourrait marcher!
Le pire (enfin, c'est très personnel, c'est pas forcément, "pire", c'est juste que ce n'est pas mon "état d'esprit"), c'est que ça doit marcher quand même, sinon, ils ne persisteraient pas ces hommes seuls.
Un de mes amis m'a dit que parfois, sur les coups de 2h du matin, quand il était dans des bars, des filles venaient le voir en lui proposant de rentrer avec. Preuve qu'il y en a. Et n'allez pas vous imaginer que mon ami est "un Brad Pitt"! Un type avec du charme, certes, mais somme toute ordinaire. Et je crois que quand j'ai vu cet homme seul, hier soir, quand il m'a dit "bonsoir", j'ai dû me rappeler les propos de mon ami. J'ai du faire un mix des deux et j'ai analysé. Parce que des fois, je devrais éteindre la machine et arrêter d'analyser... Tout ça pour dire que ça aurait été bien si l'homme seul d'hier soir avait rencontré l'une de ses filles qui démarche dans les bars pour être "ramassée".
Moi, je suis vieux jeu, romantique, je trouve que c'est vraiment dommage qu'il n'y ait plus de bals (On en parlait avec La Garce) parce que les carnets de bal c'était tout de même le top et ça n'avait rien à voir avec le démarchage du petit matin, tant masculin que féminin!
Joséphine!
Bon, ok, les bals n'étaient pas non plus peuplés de Colin Firth à foison!
03 février 2009
Café mais gourmand!
Quelle belle hypocrisie que de finir un déjeuner par un café gourmand!
Plus qu'une hypocrisie... Je dirai même que c'est, par essence, le dessert du lâche. De celui qui n'ose s'avouer qu'il a envie de prendre un dessert, qui coupe la poire en deux, et pour se donner bonne conscience opte pour le café gourmand!
Joindre l'utile à l'agréable... C'est agréable un bon café, certes, mais plus utile que ne l'est un dessert!
Messieurs, du moins ceux qui ne surveillent pas leur poids, vous ne pourrez pas comprendre. Vous devez trouver la formule agréable ou alors c'est sûrement le dernier dessert qu'il vous viendrait à l'esprit de commander! Mais vous, Mesdames, vous me comprenez si bien!!
Quelle culpabilité, quelle poids atroce, c'est le cas de le dire, d'achever son repas par une mousse au chocolat, un tiramisu, une tarte tatin ou (n'ayons pas peur des mots) une tarte au citron meringuée!! C'est trop lourd à porter pour une seule et même conscience. Encore, si vous avez pris une salade me direz-vous... A voir, à négocier...
L'idéal, pour ne pas s'assumer, pour finir votre déjeuner sur une note sucrée et pour goûter à tout (car c'est aussi un leitmotiv du café gourmand!!), c'est encore d'opter pour le fameux café gourmand.
Il y en a même qui demande si elles peuvent avoir un thé gourmand à la place! On m'a déjà fait le coup... Et bien, allez savoir pourquoi, la démarche me plaît plus! Je trouve ça plus noble, plus gourmand, plus honnête, plus cosy!
Ainsi je dénonce haut et fort l'arnaque au café gourmand! Et, n'écoutant que ma volonté qui ne me dit pas grand chose pour toutes ces sucreries, je dévoile ma nouvelle feinte gourmande: l'île flotante! Oh... C'est si léger...
Jo incorrigiblement gourmande!
12 janvier 2009
Profession: soldeuse!
Premier jour des soldes, se réveille La soldeuse, organisée ou irréductible.
L'organisée aura fait attention à ne pas trop veiller la veille au soir, réveil à 7h, histoire d'être la prem's des prem's! Profiter des petits déjeuners qu'organisent certains grands magasins... Profiter, non. Les vraies de vraies ne prennent pas le temps de petit déjeuner, ou se sont levées encore plus tôt, pour petit déjeuner chez elle, histoire d'être à l'abri de toute crise d'hypoglycémie! L'irréductible, quant à elle, aura également mis son réveil, juste avant l'ouverture des magasins, bondira de son lit, enfilera un jogg et ira se lancer dans les boutiques, pas maquillée, pas caféïnée, priant de ne croiser personne, mais elle ne laissera RIEN passer!
Et oui, braves gens, soldeuse, c'est tout un métier!
Règle d'or: ANTICIPER.
La soldeuse s'habille en conséquence: une tenue simple à enlever et à remettre, histoire de ne pas passer trois heures dans les cabines d'essayage, d'une parce que c'est chiant, y a pas à dire, et de deux pour ne pas laisser, en une seconde trois quart de plus dans le boutonnage d'un chemisier, une bonne affaire lui passer sous le nez!
La soldeuse met des chaussures dans lesquelles elle est à l'aise, généralement à plat, et si possible, pas avec des lacets (perte de temps). Alors quand je vois un banc de midinettes sur des échasses entrer d'un pas bancal dans un magasin, je me dis: même pas peur, si tu veux la même chose que moi, j'te grille! "L'homme est un loup pour l'homme"... Et il avait raison!
La soldeuse se munit d'un sac en conséquence. Deux alternatives s'offrent à elle: énorme sac à main du type sac de shopping ou tout petit sac en bandoulière. Les deux peuvent être très pratiques: le grand, bien vidé, pour pouvoir le remplir des poches des emplettes et le petit, justement pour ne pas être trop chargé et pour pouvoir ramener facilement les poches de ses emplettes.
La soldeuse doit être ultra réactive: action, réaction. Rien ne doit lui échapper. Elle entre de le magasin, elle a l'œil, elle repère, selon ses besoins, ses envies, elle fonce. Un article lui plaît, elle le prend, prend également la taille au dessus, parce qu'on ne sait jamais...
La soldeuse doit être feinteuse. Elle fait du 38, il n'y a plus sa taille... Excepté dans les mains de la charmante jeune femme (dit-elle
d'un air si aimable!) juste à côté, qui tient d'ailleurs l'article devant elle et hésite à le prendre pour aller l'essayer. Alors là, pas de panique, La soldeuse reste civilisée!!!! Elle prend une autre taille, se met tout prêt de la charmante jeune femme en question, et s'arrange pour attirer son attention. Elle y est arrivé? Le tour est joué. Petite moue d'hésitation, touché de l'article, puis grimace, puis un non qu'on laisse INNOCEMMENT échapper... Y a plus qu'à partir à peine plus loin. La jeune femme vous regarde, puis reposera l'article (cette technique marche à 98%!!!!!!!!!). A ce moment là, go go go!!!! La soldeuse court récupérer l'article!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Note pour plus tard: veiller à ne pas se faire avoir par ce même procédé par une soldeuse, une vraie!
Mercredi, je n'ai pas fait les soldes. Cette année, je n'ai pas posé de jour de congé. Mais je les ai vu, dans le métro, mercredi matin, Les soldeuses... Ça m'a fait chaud au cœur! Y a pas à dire, les soldes, c'est la guerre. Mais ça fait tout de même sourire de se dire que toutes ces femmes ont les mêmes préoccupations, au même moment, préoccupation complètement futile et superflu que l'on aimerait bien avoir plus souvent! C'est chouette les soldes!
Samedi, j'y étais, avec mon ami, Le belge. Il m'avait proposé de l'accompagner. On a fait 50/50. Moitié des magasins pour lui, moitié des magasins pour moi. Je nous ai fait une liste et un parcours, histoire de ne pas avoir une aprèm monotone. Je lui avais bien dit qu'on risquait de ne plus être ami après cette après midi... Et puis ça s'est bien passé, il a été agréablement surpris, je l'ai aidé à trouvé plein de trucs, l'ai conseillé et je lui ai fait découvrir un chouette magasin de fripes!
Et en plus on s'est bien marré!
Joséphine, soldeuse de profession!
11 décembre 2008
J'adooore!!! La chanson, le clip... Tout!
05 décembre 2008
L'effet parapluie
Coup de cœur de ce matin: la chanson de Bénabar, "l'effet papillon". Je n'avais encore jamais entendu cette chanson et je l'ai beaucoup aimée. La musique, les paroles... Généralement, j'aime bien Bénabar. Et bien je n'ai pas été déçue!
Mais ce n'est pas de "l'effet papillon" dont je vous parlerai, mais de l'effet parapluie!
A midi, Yolanda et moi avions rendez vous pour déjeuner à 13h avec nos anciens employeurs. Nous nous sommes retrouvées vers 12h15, et fortes d'une demi heure "à tuer", nous nous sommes lancées dans une séance shopping. Magasins de déco, trocs de luxes, tout se passait au mieux quand soudain, le temps s'en est mêlé! Pluie, vent... La tempête!!! Égarées à plusieurs mètres de notre lieu de déjeuner, il fallait aviser.
J'ai sorti mon feu parapluie panthère. Car j'ai oublié de vous faire part de la nouvelle. Avant mon départ à Londres, il est décédé. Peut être n'a-t-il pas supporté l'ombrage qu'aurait été susceptible de lui faire un parapluie londonien (digne de ce nom)... Quoiqu'il en soit, ses baleines s'étaient fait la malle et je le conservais, nostalgiquement, dans mon sac à main, sachant que l'heure de se séparer finirait par arriver.
Son dernier service a été celui-ci: nous abriter pauvrement jusqu'à la première quincaillerie où nous souhaitions acheter un parapluie, celle là même où je l'avais acheté, Lui.
Quand soudain, nous avons croisé... Le beau gosse de notre promo! Je le dis beau gosse car il est beau gosse. Mais généralement, comme vous avez pu le constater, j'aime appeler beau gosse les types qui se la jouent, bêtes comme leurs pieds et que, par conséquent, je n'aime pas du tout. Lui, il n'a rien de tout ça. Il est beau gosse, intelligent, sympa, ne se la joue pas du tout... Et il est casé, accessoirement. Mais peu importe: Yolanda et moi avons toujours gardé la tête froide et le cœur chaud. Nous le trouvons sympathique et beau. Ça s'arrête là!
Ainsi, pliées en trois sous les baleines restantes de mon pauvre petit parapluie panthère, avons-nous croisées le beau gosse de notre promo abrité par un parapluie noir d'une fonctionnalité certaine.
Petit bonjour... Ça va?... Ça va?... Nous lui expliquons que nous sommes pressées, que nous allons acheter un parapluie à la quincaillerie d'en face avant qu'elle ne ferme. Et là, là...
... Il nous propose son parapluie nous expliquant qu'il n'a plus que quelques mètres à faire avant d'arriver chez lui!!! Trop pressées, nous avons gentiment refusé et nous sommes reparties, très rapidement.
Mais après coup, nous avons réalisé: Quel gentleman!!! Quelle classe!
Messieurs, je ne saurai que vous conseiller cela: N'AYEZ AUCUNE HÉSITATION, CÉDEZ VOTRE PARAPLUIE!
QUEL EFFET!!!
Joséphine... Un petit coin de parapluie contre un coin de parapluie...
Et si vous vous intéressiez au devenir du petit parapluie panthère... Et bien il a fini dans la poubelle, dans la poubelle de la quincaillerie où il avait été acheté... C'est pas beau la vie?!
28 octobre 2008
La kiltattitude
Je ne vous apprendrai rien: cette année, le tartan est à la mode. Jupes, écharpes, collants, pulls, il y en a pour tous les goûts.
Moi, j'ai mon kilt! Mon vrai, mon kilt d'homme, de mâle, qui mesure exactement 5 yards et je n'en suis pas peu fière!!
Ainsi, par une journée comme celle-ci, grise, froide et pluvieuse, ai-je un certain plaisir, voir même un plaisir certain, à adopter la kiltattitude.
Et oui, c'est toute une attitude. Porter un kilt, un vrai, ce n'est pas rien. C'est être au centre, je dirai même au coeur du propos. Quel propos? Celui que l'on aime à tenir, pour se détendre, entre deux dossiers, celui sur lequel on peut s'attarder, après la pause café.
Première réflexion: Oh... La petite écossaise!!!
Deuxième réflexion: Oh le kilt... Il est beau... Il est en laine?
Troisième réflexion: Et ce n'est pas trop lourd à porter?
Mais la question mâitresse, la clef de voute du débat reste la suivante. Souvent avancée par la gente masculine. Mais tu sais qu'un kilt, ça se porte sans rien dessous... Et oui, je sais... Mais nous ne sommes pas en Ecosse et je ne suis pas un homme! En tout cas, une chose est sûre, cette question en tracasse plus d'un!
Ma copine Lulu, elle, avec ou sans dessous, ça ne la chiffonne pas. Je lui envoie un mail, en début de matinée. Pas pour lui dire de quels maux je souffrais (maintenant, je souffre en silence! Enfin... Faut le dire vite!), mais pour lui dire que dans la ville rose, il faisait tout gris, que je m'ennuyais comme un rat mort et que j'étais en passe de faire un point avec mon boss entre 10h43 et 10h52 du lundi suivant. Le rêve, en somme. Et je termine le mail en lui disant: Heureusement, j'ai enfin pu mettre mon kilt, je l'étrenne, trop contente, il est trop beau!
Mail de réponse de Lulu: T'as mis ton kilt?!!! Alors là j'hallucine!! Je pensais que c'était un déguisement mais non...toi t'es capable de tout!!
Je suis restée un peu désapointée et j'en ai profité pour mailer Yolanda: Le kilt que tu as ramené toi aussi, c'est juste un déguisement? Parce que Lulu voyait ça comme ça et elle est bluffé que je l'ai mis... Et puis mes collègues me font pas mal de réflexions (mais pas désobligeantes non plus...)
Réponse de Yolanda: Qu'ils rigolent!! Ils riront moins quand ils auront compris que la force des clans coule dans nos veines.
De toute façon c'est la mode. Autant reprocher à Carry de se mettre un oiseau dans les cheveux le jour de son mariage. Moi, j'avais trouvé ça super romantique. Je suis sûre que d'autres ont trouvé ça bête.
Les goûts et les couleurs ma chère....
Ouais Yolanda, moi aussi, l'oiseau, j'avais trouvé ça super romantique!
Et n'oublions pas que porter un kilt c'est déjà être devenue un peu, malgré soir, une Highlandeuse!
En Ecosse, il y a des cartes postales représentant les clans. Sur chacune d'elle, un lord. Yolanda et moi les avons toutes achetées pour les envoyer. J'en ai gardé une pour moi. Parce que j'aimais bien le Lord de ce clan là. Le clan MacKinnon.
Je dois vous avouer que je suis un peu déçue par mon choix. Etant mauvaise en anglais, j'ai choisi le Lord qui me plaisait le plus. Pas le Lord, je m'exprime mal... Je vous avoue tout: je lai choisi lui, parce que le tartan de la carte était dans les dominantes orangées et parce que j'ai flashé sur ses chaussettes! Critères de sélection stupides, j'en conviens.
Mais quand je me suis penchée sur sa devise (parce que chaque Clan a une devise), j'ai été un peu déçue. A dire vrai, ce n'est pas celle que j'aurais choisi, si j'avais su...
Sa devise: AUDIENTES FORTUNA JUVAT. Fortune aids the daring.
J'ai cru comprendre que ça voulait dire que l'argent vient au secours de l'audace... Si je ne m'abuse... (J'aimerais bien que Montana me dise: Mais non, ce n'est pas du tout ça!)
Et il a beau avoir des chaussettes canon, ben je suis un peu déçue... Du coup, je l'ai mise sous mon sous-main de bureau mais j'ai mis une autre image en superposition sur la devise...
Reste à savoir s'il portait quelque chose dessous... Et l'histoire ne le dit pas!
Joséphine go to the restau japonnais en kilt!!
26 octobre 2008
Le mal du mâle
Hier soir, je suis tombée par hasard sur ce film: L'âge d'homme maintenant... ou jamais. Je ne le connaissais pas. Je n'en avais même jamais entendu parler. Je ne l'ai pas regardé en entier, juste le début, mais j'ai rapidement cerné le sujet.
Pour vous donner un petit aperçu du film, au cas où vous ne le connaitriez pas:
Que l'on surestime ou que l'on sous-estime ce genre de comportement, il est inévitable de constater que la peur de l'engagement est le fléau masculin des temps modernes! Au féminin, j'ai rarement connu des cas similaires.
Est-ce un faux problème? Est-ce plus facile à dire à quelqu'un qu'on le quitte par peur de l'engagement que par manque d'amour? Je pense que dans certains cas, c'est évident. Mais dans d'autres, la nuance est plus aisé et je pense que certains hommes souffrent réellement de cette peur de l'engagement.
Pas plus tard que la semaine dernière, alors que je dinai en bonne compagnie dans un restaurant japonnais, deux jeunes filles, charmantes, s'installent à la table d'à côté. La conversation bat son plein dans les deux tables, mais soudain, arrive un blanc. Un léger blanc. Et puis mes voisines reprennent de plus belle et là... Nous écoutons inévitablement la conversation de la table d' à côté. Et là... Ce fut captivant!!
Sans trop m'avancer, il semblerait que ces deux jeunes filles soient célibataires et même récemment séparées de leurs amis. Apparemment, leurs ruptures ont connu le même symptôme: peur de l'engagement. Petite saynète digne du titre "Entretien avec deux aigries"! En vrac et je vous la fais courte: ce sont des lâches, nous sommes trop intelligentes pour eux car, de ce fait, ils se sentent d'égal à égal. Ils préfèrent donc aller vers la facilité (car apparemment l'ex de l'une d'entre elles était à nouveau en couple, avec une blondasse, ça, on l'a bien compris!).
Les filles avaient pourtant l'air sympa, mais leur conversation était emplie d'amertume. Visiblement, elles étaient en proie au mal être de leurs mâles.
Car c'est un vrai mal être je pense. Je ne pense pas que ça soit du "cinéma". Je pense que l'on peut réellement avoir peur. Pourquoi? ... Je ne sais pas, je ne suis pas dans la tête de ces mâles!!
Cela dit, en évinçant la peur de l'engagement comme fausse excuse à un "je n'ai pas de sentiments pour toi", je me demande s'il n'y a pas, avant tout, chez ces hommes, une grande part d'égoisme et de narcissisme. Des personnes trop centrées sur elles qui en oublient de profiter de joies simples et qui ont peur de s'abandonner un peu pour s'attarder sur l'autre et lui donner l'amour auquel il aspire.
Je trouve cette notion d'engagement stupide. Avoir peur de l'engagement au moment de se fiancer ou de se marier, c'est une chose. Mais avoir peur de l'engagement dans une simple relation sérieuse... A croire que ce n'est pas si simple. Et puis s'engager... Pour une durée déterminée, indéterminée? On peut mourir demain. Et ne pas avoir vécu une belle histoire par simple peur de l'engagement...
Heureusement, nos mâles ne sont pas tous comme ça!
Joséphine
(J'ai adoooré la réplique Tu préfères que je t'appelle trou du cul peut être?)
06 octobre 2008
Jo et ses hommes
Pour ceux qui ne le sauraient pas, je travaille dans un service d'une douzaine de personnes. Stagiaire pour une durée de six mois, je me retrouve immergée dans un service particulièrement chargé en testostérone. Il y a deux femmes, également, dans le service. Mais leurs bureaux sont éloignés du mien et, n'ayons pas peur des mots (!!) je vis dans un monde de mâles!!
Ils sont adooorables avec moi. Tous, sans exception. Toujours une attention, voir si je n'ai besoin de rien, si je n'ai pas froid, si je veux un café, un carré de chocolat... Même le "bougon du groupe" (dit "le basque", pour mes plus fidèles lecteurs) ne boude plus depuis mon arrivée. Que demander de plus??!!! Certes, l'entente avec mon boss est des plus... sinusoïdale... mais je me sens tellement bien au sein du service...
Ces hommes sont formidables!!
Ce matin, je quitte mon domicile dans le rush, embouteillages, j'arrive au parking du métro, je me maquille "à la six quatre deux" (expression de ma grand mère voulant dire "vite fait bien fait"), je décolle, ferme la portière, appuie sur mon bip et... PAS DE BIP. Ma télécommande de voiture ne ferme plus mon véhicule.
Une fois, deux, trois, quatre,... Rien à faire. Donc il faut aviser.
Options: rester devant la voiture pour la garder ou partir en laissant la voiture ouverte.
Conséquences des options en présence: louper une journée de taf pour gardiennage de voiture ou prendre le risque de se faire vandaliser sa voiture.
J'ai toujours rêvé d'être la femme de Jonhatan dans l'amour du risque... DONC, j'évalue le risque!!
Quels sont les objets en présence dans ma voiture? Mes grigris de voiture (deux figurines et trois peluches), une trousse de maquillage, la pochette de "recollection" vide, la paire de boucles d'oreilles que j'ai ôté au feu rouge de la poste, il y a 9 mois, quand mon ex m'a quitté par téléphone (et oui, j'ai subitement senti mon malheur peser des tonnes sur mes oreilles), une bouteille d'eau vide, un gilet, une paire de chaussures en plastique viollettes qui sentent soit-disant la mûre qui sont jolies mais trop inconfortables, et deux saisons de sex and the city qu'Apolline m'a léguées avant de partir pour Mexico.
Soyons rationnelles: je n'aimerais pas que l'on me pique mes grigris et les dvd d'Apo...
Allez Jennifer, fonce! Jonathan Hart sera fier de toi!
Donc je m'en vais, laissant mes bouts de vies à disposition...
J'arrive sur mon lieu de travail, pas spécialement rassurée (car c'est deux ou trois stations de métro plus tard que l'on réalise), et là... Et bien mes hommes se sont bien rendus compte que quelque chose n'allait pas... Ils m'ont questionnée... Je me suis livrée.
A peine avais-je eu le temps de m'asseoir que Michel m'avait demandé mon bip de voiture. Didier est allé chercher ses lunettes, Seb est allé me faire un petit café. Pierre a essayé de comprendre. Alain a expliqué que cela lui était déjà arrivé. Olivier est venu voir. Résultat, ils l'ont démonté, m'ont dit que ça devait être probablement la pile, ils sont allés chercher un appareil pour voir si la pile était "en forme" (enfin, on se comprend). Ca leur a pris un bon moment car ils n'avaient pas ça sous la main. Puis Michel m'a dit: c'est ça, elle est morte. Super! Je savais de quoi il en retournait. Mais ça ne s'est pas arrêté là! Didier connaissait un mec sympa qui vend des piles. Parce que Pierre m'a dit de ne pas aller chez mon concessionnaire, que ce n'était pas la peine. Seb a cherché le numéro de téléphone du mec que connaissait Didier, il l'a appelé en lui communiqaunt la référence de ma pile, le mec me l'a mise de côté et j'ai insisté pour aller la chercher, MOI, à midi.
Car je précise, dans toute cette histoire, que je n'ai rien demandé, je me suis juste contentée de raconter ce qui me chagrinait. Et je ne leur ai pas demandé de remuer ciel et terre pour ma pile. Je comptais appeler mon concessionnaire, tout bêtement...
Ils sont adooorables!
Et OUI, j'avoue (!!!), une fois le problème résolu, j'ai envoyé un mail collectif aux copines, histoire de crâner...
Les réponses: "Jo, tu te la pètes", "Et après, on dit qu'il ne faut pas coucher pour être recruté...", "Tu en as de la chance!!", Yolanda et Lulu n'ont pas répondu, elles devaient être écoeurées! Elles sont jalouses!
Joséphine passe aux aveux et ne renie pas son passé: parlez moi de joint de culasse!! http://liff.blog4ever.com/blog/lirarticle-29606-96567.html
23 septembre 2008
Honey
Petit réflexion dénuée de toute intelligence, que l'on pourrait même qualifier de "stupide".
La prochaine fois qu'un homme partage ma vie, c'est décidé, je l'appelle "Honey".
Quel manque de spontanéïté!!!!!
Ce n'est pas faux, mais je trouve cette expression trop belle à prononcer et puis j'adooore le miel, alors c'est un peu cohérent, après tout...
Oh Honey...
Joséphine... se la raconte un peu... Oh my God! Honey!!
11 septembre 2008
Montre-moi son ourlet, je te dirai qui il est
Et oui Messieurs, vous ne l'auriez pas cru??!!! On matte même vos ourlets!!
N'allez pas croire que c'est une de mes obsessions. C'est un petit détail qu'il m'arrive de remarquer. A l'occasion...
Mais ce matin, mon regard s'est arrêté sur un ourlet. Et quel ourlet!!
Comment faire un bon ourlet? J'ai envie de te dire... ça ne s'apprend pas! Un ourlet, ça se décline, c'est fusionnel: tout dépend du pantalon, de la chaussure... Ca n'existe pas un "mauvais ourlet", tout est relatif! C'est comme pour l'amour, question de feeling, pas compliqué (...).
Dans la famille Ourlet, je demande:
le gros. Deux possibilités: soit le jeune homme est rustre et s'est dit qu'il n'y avait plus qu'à plier, replier et re-re-plier, soit il est indécis: oh... on ne sait jamais...
l'éfiloché. Y a pas à réfléchir, un coup de ciseau, il ne s'est pas emmerdé! Cet homme a d'autres priorités.
l'absent. Un jean qui traîne, ça donne parfois un style. Mais un pantalon, un vrai... Non! Y a pas idée! Cet homme est négligé. Un gros dégueu!! Un petit pli, ça ne demandait pas grand chose... Car l'absent ne se donne même pas la peine de retourner son pantalon!
l'artisanal. Il n'est ni trop court, ni trop long, l'ourlet est bien fait, mais on voit qu'il est travaillé. Points lâches, pas forcément droits, ou fil de couleur sensiblement différente du tissu. Jeune homme soigneux, manque cruel d'expérience en la matière mais bon potentiel. Met du coeur à l'ouvrage, peut mieux faire. Encouragements.
l'arnaqueur. Petit malin. La fin justifie les moyens. Où tu veux, quand tu veux! Un rouleau de sckotch, une agraffeuse et il a massacré son pantalon en deux temps trois agraffes. Cependant, le scotcheur est plus prévoyant que l'agrafeur. Il s'est sûrement dit: je le ferai quand j'aurai le temps...
le parfait. Ourlet cassé, juste sur la chaussure, longueur parfaite... Un ourlet, c'est aussi comme un maquillage: le plus réussi est quand on ne le remarque pas. On ne veut pas savoir comment il l'a fait, c'est juste parfait. Si ça se trouve, c'est un assisté: maman ou mamie ont fait son ourlet! Un conseil, si le type a en prime le sourire ultra-bright, fuyez!! C'est pas bon un type trop parfait!
le feu de plancher. Une calamité... Paraît-il que l'on dit aussi, lorsque l'ourlet est trop court, "avoir de l'eau dans la cave". Et bien c'est ça: le feu de plancher, c'est l'ourlet du sinistré, du mec qui a dû passer la nuit à écoper mais qui, au préalable, avait anticipé son ourlet. Un attentat à l'esthétique! Et je pèse mes mots! Ce rescapé a tout prémédité. Dégats des eaux, incendies impromptus: il est paré! Le type qui ne fait pas rêver. Sans oublier ses chaussettes blanches, trônant sur son pantalon noir... Un poème! Entendons-nous bien, j'aime bien le style pêcheur du dimanche, jean retourné (en revanche on raye
les chaussettes blanches). Ce qui m'insupporte: l'ourlet trop court calculé, prémédité, qui se veut habillé!
Vous l'aurez compris, j'en ai surtout après l'ourlet du sinistré...
Moi, je suis plutôt du genre indécise, donc tant qu'il n'y pas trop tissu, j'opte pour le pliage. Et puis j'ai tellement de chaussures, des talons de tailles différentes...
Mais sans transition, pour tout vous avouer, je suis adepte des revers.
Joséphine... et puis rien ne vaut de bonnes bottes en caoutchouc rouge pour écoper!!


