24 avril 2009
L'EPREUVE
On en a tous...
Je me livre, un peu d'intimité n'a jamais fait de mal à personne!
Soyons honnêtes. De vous à moi, mais vraiment de moi à vous, la vie est une succession d'épreuves.
Acheter un article gênant dans un supermarché. A chacun son degré de gêne, évidemment...
Cette semaine, résolue, j'étais partie dans l'idée d'acheter des tampons (les grands mots sont lâchés!!).
Vous me trouverez surement petite joueuse, mais c'est ainsi, ça me gêne!!
Une boîte négligemment glissé au milieu d'une quantité rassurante de courses diverses et variées... Passe encore... Mais je suis rarement organisée et je suis plutôt du genre à me retrouver à faire les fonds de tiroirs ou de sacs, désespérée, voyant le moment où inévitablement je devrai me retrouver à Monop', parce que ça ferme à 22h... et surtout parce que je n'ai plus d'autres solutions...
Et bien cette semaine, j'ai décidé de me prendre en main: fini cette désinvolture qui se termine en crise d'angoisse nocturne à l'idée du passage en caisse, juste après le surgelé Marie de l'étudiant qui achète juste ça, en passant, et avant le clochard du bas de la rue qui vient acheter son rouge... Fini!
Action, réaction, j'anticipe, je contrôle la situation, je gère! Maître mot: ANTICIPATION!
Mardi soir, petites courses de milieu de semaine et "commando tampons". Ma mission, si je l'accepte, acheter deux boîtes d'avance, histoire d'être TRANQUILLE.
Mais c'était sans compter la rencontre fortuite avec... Patrick!! Oh! Fabuleux! On ne s'est jamais croisé ici... C'est la première fois que tu fais tes courses ici?? Mais super!!! Quel veine on a de se croiser juste aujourd'hui!!! Waouh... Un truc de ma-la-de!!! Tu regardes les légumes, tu te fais des légumes ce soir?
Et encore, je vous la fais courte. J'ai suffisamment déblatéré pour avoir le temps de jouer à question/réponse entre l'hémisphère droit et le gauche de mon cerveau... Ça donnait: C'est mort, tu ne pourras pas acheter les tampons aujourd'hui... Arf... En même temps, on va peut être pas non plus faire toutes les courses ensemble, il est beau gosse mais c'est un peu lourd dingue pour le coup... Ouais, mais quand bien même, s'il te surprend juste en caisse, parce qu'il est à la caisse lui aussi ou qu'il arrive en bout de rayon et que les deux boîtes de tampons lui sautent aux yeux (parce que oui, ça attaque ces machins là!)... Oups, fait semblant d'écouter quand même... Ouais, ouais, Patrick, mais oui... La dernière fois qu'on s'est vu, c'était y a pas si longtemps... Bon, va falloir sérieusement gérer (à chacun ses enjeux, je sais!) tout va dépendre du rythme auquel il va faire ses courses et comment la fin de notre entrevue va se goupiller... Et c'est grave si tu ne les prends pas aujourd'hui les tampons? Non, non, non, Jo, fais-le aujourd'hui car tu reportes et tu ne le feras jamais et encore une fois tu seras en stress au dernier moment!!
Résultat des courses, j'ai planté Patrick entre les carottes et les navets, il m'a dit de l'appeler quand je veux pour un verre (euh, t'es sympa mais je ne sais pas si tu réalises que j'ai des tampons à acheter!), et là, j'ai fait le plus vite possible!!!
Après un raisonnement tortueux et pas du tout limpide, la solution m'est soudainement apparue: faire mes courses le plus vite possible, prendre les boîtes, objet du malaise, les mettre au fond du panier, et repasser discrètement voir où il en est... Car ne connaissant pas ce supermarché, je peux facilement le doubler... A moins qu'il achète juste un plat pour ce soir, mais parti comme il était parti, ça n'en avait pas l'air!
Et là, IMPECCABLE!!! Tout s'est goupillé parfaitement, comme sur des roulettes!! J'ai pris les boîtes (à côté il y avait aussi des boîtes de préservatifs... Et ça, jamais je ne pourrais... Au dessus de mes forces...) et je suis même allée narguer l'ennemi en allant lui faire la bise avant de partir en caisse!! La coquine!! Pas de risque: il était beaucoup trop loin des caisses et les boîtes étaient bien planquées!
Et on ne se moque pas! Je ne donnerai pas de noms mais j'en connais qui sont gêné d'acheter leur papier hygniénique en plein centre ville, de peur de croiser une connaissance. Pour moi, rien à signaler de ce côté là... Alors moins fort les ricanements!
A y être, je vous dis tout: une autre épreuve...
... Entrer ou sortir d'un centre esthétique pour une épilation... Alors là, si je pouvais me mettre une perruque et des lunettes comme ceux qui témoignent masqués chez Delarue, je le ferais! Trop con, je sais... J'ai des poils, comme tout le monde, et je me les fais enlever, comme tout le monde, aussi... Mais ça me gêne!
Je choisis, par conséquent le centre le plus loin de mon lieu de travail, de mon domicile, de là où vivent mes amis... Je ne me fais pas épiler à moins de cinquante kilomètres, vous avez tout compris! Un peu comme l'épreuve du papier hygiénique... Mais toute gêne est relative et subjective, en somme.
Et vous? Impossible que vous n'ayez jamais ressenti cette gêne, irraisonnée, rationnellement puérile mais incontrôlable...
Sur ces confessions, je vous souhaite un excellent week end!
J'ai encore une valise à préparer pour l'Ile aux oiseaux! (Je ne suis pas du tout fan d'Obispo mais j'aime cette chanson et connaissant les lieux, à chaque mots cette chanson me rappelle de doux souvenirs...)
That's all folks!
Jo!
24 février 2009
In the navy... Royal!
Vendredi soir, Yolanda et moi sommes allées au Royal Albert hall voir... L'orchestre de la Royal Navy qui interprétait des musiques de films.
C'était top!
Chaque spectateur avait son petit drapeau anglais, que nous avons su agiter tantôt frénétiquement, tantôt avec parcimonie sur "Oh Britania".
Les vieilles petites dames anglaises au balcon juste derrière nous... Un régal!
Le spectacle a été ouvert sur "God save the Queen", toute la salle s'est levée, en chantant... Très bon moment... Et beau spectacle.
Et depuis, dans ma tête, ça n'arrête pas: "In the navy!"... Comme une catharsis!
Jo... "In the navy!"
25 janvier 2009
J'aime mon ami Le belge... quand je le comprends!
Souffrant de femmingite aigue ce weekend, je reviens ce soir pour vous parler à corps et à cris de mon ami Le belge.
Et n'allez pas vous dire: elle va encore déblatérer sur les petites habitudes de quelqu'un (c'est pas mon genre) ou trop perso pour moi, je repasserai dans une semaine.
Vous tous êtes concernés: tu as un ami belge, reste... Tu n'en as pas? Reste aussi, tu ne sais pas de quoi demain est fait.
Un ami belge, ça t'arrive comme ça sans crier gare, comme une frite sur la soupe (Facile!!!!!!!!), et tu peux te retrouver à faire les soldes avec lui en juillet prochain... alors on ne sait jamais!!
Parce que mon ami Le belge, je l'aime bien, c'est un super ami, quand j'arrive à le comprendre...
Aussi lui ai-je demandé de me faire un petit lexique à l'usage des non belges souhaitant devenir ami et dialoguer en toute sérénité avec des belges comme lui! (Et j'en rajoute à peine!)
Il s'est gentiment prêté à l'exercice et m'a donné ce "petit dictionnaire du belge à l'usage de mes amis français" sous peine d'un terrible chantage au "mix soupe" que je préfère passer sous silence... Parait-il que ça existe en France, aussi, les "mix soupe": comme un fouet électrique mais pour mixer la soupe... Connaît pas. Un mixeur oui, un fouet électrique oui, mais un mix soup... Et vous??
Dialoque de sourd:
"Ouvre la porte par la clenche", me dit-il en me montrant la poignée de la porte...
"Répond, le cornet est là", me dit-il en me montrant le combiné du téléphone...
"Je prends juste mon plumier et ma farde à rabats", me dit-il en prenant sa trousse et une chemise cartonnée... Et quand il part en Espagne, il ramène même des "fardes de cigarettes"...
Vous me direz: mais qu'est-ce qu'il est sympa Le belge d'être aussi démonstratif!! Ça permet de tout bien comprendre au moins!
Oui, il est comme ça mon belge, très paternaliste, toujours à l'écoute, attentionné, prêt à me venir en aide "Est-ce que tu saurais fermer la fenêtre?"... Et là, si tu es mal lunée, tu te surprends à lui dire "Mais ça va, je ne suis pas débile non plus!!"... Ils disent comme ça eux: le verbe "savoir" au lieu du verbe "pouvoir"...
Il ne dit pas "une fois", contrairement au cliché mais dit souvent "tantôt" pour signifier un moment de la journée.
Depuis "les rénovées" (décodeur: l'école secondaire), il a prit l'habitude, à 20h, de regarder le "journal parlé", il a toujours son "GSM" sur lui pour que ses amis l'appellent ou lui envoie un sms, il mâche des "chicklets" (ça c'est mon mot favori... Je trouve qu'il sonne trop bien celui-là!!), aime bien "les chiques" et "le choco" (bonbons et nutella). Il aime bien cuisinier sur sa "cuisinière" reluisante et se fait cuire de bons petits pots au feu dans sa "casserole à pression".
Le belge préfère conduire de nuit, avec ses "gros phares" et garde toujours à portée "les quatre feux" (warning) au cas où... Surtout ces temps ci avec la neige "fondante" qui était restée sur la chaussée. L'hiver, c'est pas ce qu'il préfère: il n'est pas venu dans la ville rose pour se retrouver à dire en plein mois de novembre "Il fait caillant"!
Mais ce que je préfère, c'est quand on se ballade dans la rue, qu'il mâche un "chicklet", que moi aussi, et qu'il me dit "je m'arrête à un mister cash"! Et dans ce cas là, vous vous retrouvez à dire timidement "oui", à guetter s'il va bien retirer du liquide au distributeur de billets juste à côté et à vous dire un "ouais, c'était bien ça..."
Si vous connaissez d'autres mots ou expressions, même pas forcément belges, rigolotes, n'hésitez pas!
Un grand merci à mon ami Le belge qui m'a fait un superbe petit dictionnaire!
J'espère que ce post lui plaira... Depuis le temps qu'il me tanne pour que je rende honneur à son petit dictionnaire!
Joséphine
08 janvier 2009
Les facebookettes: Facebook ton univers impitoyable
Coincée chez moi par la neige, j'écris...
Facebook, lieu de toutes les rencontres, lieu de convivialité où l'authenticité des relations s'inscrit... J'ai quitté facebook, et pourtant, j'y étais et j'en ai bien profité!
Au départ, c'est rigolo, on s'envoie des petits cocktails, on se fait payer des barbecues virtuels et des slips kangourou, c'est rigolo... Et puis on commence à connaître les gens de sa promo, ils sont aussi sur facebook alors on peut se faire passer des infos (soirées ou autres) en tout genre, c'est bien pratique. Et puis il y a les photos aussi. Il suffit juste de paramétrer son compte pour que "le tout venant" n'y ait pas accès mais c'est sympa de mettre ses photos sur facebook, bon moyen de les partager (picassa, je n'ai jamais essayé) et de les récupérer... J'avais mis mes photos de vacances en
Ecosse et j'avais, à mon actif 200 photos, des photos de soirées ou de
sorties que des gens avaient mis de moi, mais jamais des photos
indécentes, et je me suis toujours arrangée pour que seuls mes amis
proches puisse les consulter.
Et puis un jour, ça vous prend: assez d'avoir 15 mails par jour parce que Jennifer, Cinthya et Mandie (que vous connaissiez à peine, mais que vous avez accepté comme "amie" parce que sinon c'est pas hyper sympa) veulent savoir si elles sont plus Eve Angelli, Pamela Anderson ou Britney Spears... Ben oui, parce qu'elles ont fait le test mais pour connaître la réponse il faut qu'elles envoient ce test à 10 de leurs contacts et elles sont sûres (parce qu'elles vous connaissent si bien ou simplement parce qu'elles en ont rien à foutre!) que ça vous plaira de savoir à laquelle des trois péroxydées vous ressemblez le plus!
Et puis ras la casquette (et pourtant je n'en porte pas!) que votre vie soit affichée, de savoir tout ce que fait votre bonne copine Virginie sur ce logiciel et de voir tous les petits mots que tous ses ex indécis, futurs ex ou anciennes copines de maternelle lui laissent... Parce que c'est ainsi: vous voyez tout, même ce dont vous n'avez rien à faire!! C'est tellement sain! Et si révélateur des vraies relations et de l'authenticité de l'affection que l'on peut porter aux personnes de son entourage...
Cela dit, cette expérience, car comme me dit mon docteur, tout est expérience dans la vie Joséphine, m'a permis de découvrir un univers impitoyable que je n'ignorais pas mais que je ne côtoyais pas jusqu'alors. Côtoyer est un bien grand mot, pour être plus exacte, il s'agit plus d'une prise de conscience. Une nouveau type de filles est apparu sur la toile (ou du moins je les ai découvertes): les facebookettes! N'ayez craintes: elles sont sur la toile mais sur le trottoir vous les reconnaîtrez sans difficulté: ce sont les mêmes! Pas besoin d'un œil expert. Et ne voyez pas là une critique féminine au verbe aiguisé: cet avis est bien partagé par la gente masculine. Hier encore, j'en suis venue à en parler au bureau avec les garçons qui partageaient mon point de vue. C'est même eux qui ont abordé le sujet!
Facebookette: fille qui utilise facebook pour élargir son cercle de connaissances masculines quasi-exclusivement (un ratio de 20 filles pour 100 mecs) et qui, par conséquent, n'hésite pas à mettre des photos d'elle plus que suggestives. La facebookette aime à laisser des mots sur les wall de ses contacts masculins exclusivement (pour ceux qui ne connaissent pas facebook, le wall est une page, le mur, où l'on peut laisser des mots à ses contacts) juste pour leur"faire un petit coucou" et pour leur "envoyer des bisous!!!".
Après une étude approfondie et soignée de l'univers impitoyable des
facebookettes, après avoir balayé le champ des possibles de cette race
à part, et oui, je suis devenue experte en balayage, je vais vous faire
part de mon analyse.
C'est une question de gradation, de niveaux. Imaginez un panier rempli de belles pommes rouges plus ou moins fraîches. Un grand panier avec lequel sillonne la sorcière dans Blanche Neige, alors que celle-ci ne cesse de chanter haut et fort "Un jour, mon prince viendra..."
- En haut du panier, celles que l'on attrape en passant, parce qu'elles sont bien rouges, rondes juste comme il faut, qu'elles viennent juste d'être cueillies et qu'on a bien envie d'y mordre dedans. Ces facebookettes ne sont pas si mauvaises que ça. Plutôt insouciantes, festives et conviviales. Pas prise de tête et jolie (leur photo de profil dégage d'ailleurs une certaine évanescence), elles font évaporés. En comparaison de leurs copines facebookettes, elles ont un nombre de contact filles assez élevé. Elles ont de tout, c'est juste des aimants à mecs en recherche de facebookettes car elles font, malheureusement, "filles faciles". Un peu plante verte gentillette, elles ne font pas le tri: plus ont est de fou, plus ont ri! Hi hi!!! Se disent-elles... Elles ne laissent pas beaucoup de mots sur les wall, si ce n'est pour laisser un "des bisous!!"
- Au milieu du panier, si on veut en choisir une vers le fond, des pommes moins fraîches mais toujours assez sucrée et pas trop flétrie. Ce sont les pires: qui s'y frotte s'y pique! Alors elles, passez-moi l'expression (c'est un de mes garçons qui a dit ça hier et c'est tellement vrai... Et on comprend si bien...), ce sont "des chiennes" (Oh my God!!! Sorry!!!). Ces facebookettes posent souvent bien maquillées, un verres à la main, un débardeur en satin, ou sur un sofa, l'air fatal. Et elles affichent directement qu'elles aiment les hommes et qu'elles sont à la recherche de "relations sérieuses" (car on peut afficher cela sur facebook!). C'est bien simple, je pense que c'est tout à fait le genre de nanas à faire un gosse dans le dos, juste pour essayer de retenir bec et ongles (parce qu'elles en ont!) le mec, le malheureux type, qui aura eu la sottise d'aller y faire un croc! Elles, elles n'ont quasiment pas de contacts filles (ou alors des comme elles, va savoir pourquoi, sûrement pour espionner l'activité de leurs congénères), des contacts mecs et les bars (car on peut avoir des bars dans ses contacts, pour être informé des évènements à ne pas louper... Et c'est leur lieu de chasse, là où elles sévissent, alors elles les ont tous!). Message type laissé sur les wall de leur contact: "Si ça te dis d'allé prendre un verre... Des bisous!!"
- Au bas du panier, les flétries, mais plus rouges que jamais parce que leur couleur n'est pas naturelle. Un seul mot pour les définir: les professionnelles. Strip teaseuses ou cow girl à leurs heures, elles l'affichent. Le nu, la provocation ne les dérange pas. Et soyons réaliste, facebook et donc pour elles un outil professionnel redoutable. Amies avec tous les bars, avec quasiment que des mecs (les amies filles se comptent sur les doigts d'une main), elles posent et quand leur photo apparaît, on a comme un "Oh pardon!' qui sort... Comme si l'on avait surpris quelque chose que l'on ne devait pas voir. J'en ai même vu une, un jour, assise sur un rocher, avec un jean de deux tailles trop petites (d'ailleurs, si tu m'entends, Leslie, fonce, en ce moment, c'est les soldes, si tu veux être moins comprimée dans ton futal...), munie (car à ce stade là c'est une arme!) d'un bustier en latex, trop petit (soldes!!!), la tête renversée, l'oeil noir... Je ne savais pas que les cailloux pouvaient provoquer de tels effets!! C'est là toute la différence avec l'érotisme, la sensualité, que j'aime et la vulgarité, la chair
fraîche... Les mots qu'elles laissent sur les wall: "Kikou j'espère ke tu va bien tel moi pour un kfé des bisous!!" ... Je pense que petites on les forcait à manger des kiwis et à mettre leur K-way... On sous-estime les traumatismes que l'on peut causer pendant la période de l'enfance...
La liste est close. Ce n'est pas un coup de gueule, et encore moins un coup de cœur... Un simple constat.
Joséphine... Des bisous!!
Mais je ne suis peut être pas la meilleure personne pour en parler: dans ma promo, on me surnomme "Blanche Neige"...
23 décembre 2008
Le bonnet du père noël?
Je ne vous parlerai pas, aujourd'hui, de l'effet parapluie mais plutôt de l'effet bonnet à ponpon!
J'ai en ma possession un bonnet noir fichu d'un ponpon noir d'une grosseur non négligeable... A peine plus petit qu'une balle de tennis. Pour que vous visualisiez un peu...
L'hiver arrivé, je sors mon beau bonnet à ponpon! Et là... Force est de constater que les gens ne pensent qu'à une seule chose: au Père noël!! Véridique! L'inconscient collectif est unanime! A la boulangerie, au bureau, dans la rue, dans un magasin... Et toute catégorie de personnes réunies: l'enfant, le boulanger, le buraliste, la secrétaire, l'homme de loi... Tous ne pensent qu'à une seule chose: au Père noël! A croire que tous ces gens ont vraiment été trop frustrés le jour où on leur a avoué que le Père noël... Ben ce n'était pas la vérité...
Pour l'expérience, j'ai poussé le vice. J'ai rodé, sans bonnet, au près de personnes se déplaçant avec un vrai bonnet de père noël, rouge et blanc, avec un ponpon blanc. Parce qu'il y en a toujours des gens, en décembre, qui se ballade avec un bonnet de Père noël, un vrai! Se balader près d'eux, sans bonnet (pour ne pas tromper l'ennemi!) histoire de voir ce qu'il se dirait face à un bonnet de Père noël, un vrai! Et bien grosse déception! La plupart des gens ne regardent même pas et ceux qui regardent ont soit un air blasé, soit un air qui en dit long, du genre "pfff trop la honte...". Mais pas une réflexion du genre "Oh le Père noël!"... Chez les enfants, ça peut encore marcher mais quand même... Rien à voir avec l'effet du bonnet noir à ponpon noir.
A croire que le genre humain préfèrent le suggestif. Un bonnet qui y ressemblerait seulement par sa forme... Et encore, mon bonnet est en laine noire, côtelée, donc rien à voir!!
Certes, j'ai un manteau rouge, qui peut faire "maman noël" mais je le mets rarement avec le bonnet car il n'est pas assez chaud. J'ai le plus souvent, avec mon bonnet noir, un manteau imitation tartan (et oui, Scotland, tu as marqué les esprits!) donc je le dis, le redis et le clame: rien à voir avec le Père noël!
Certaines fois, même, selon mon humeur, c'est le genre de réflexion qui pourrait me rendre désagréable et me fait penser tout bas "Pauvre type"! J'en rigole maintenant... Mais quand tu es mal luné, en retard, que tu sais qu'on te le fera remarquer, que tu as froid, que tu es enrhumé, tu n'as plus de mouchoir, tu renifles et qu'un type vient te dire "oh le Père noël" alors que tu cherches laborieusement ta monnaie pour acheter ton ticket de métro parce que tu as oublié bêtement ta carte de transport dans un autre sac et que tu viens juste de t'en apercevoir... Pour le coup, la magie de noël... Aux oubliettes...
Tout ça pour dire que les gens ne pensent qu'à une seule chose: au Père noël!! Ils ne veulent pas l'avouer mais ils se trahissent... Vu!
Joséphine
Et ne croyez pas que ça va se terminer avec les fêtes: j'ai ce bonnet depuis deux ans et même en février, c'est toujours pareil "Oh le Père Noël"... En plus, quand bien même ça leur ferait penser au Père noël, ces gens là pourrait se fendre d'un accord de genre, en me disant plutôt "Oh, la Mère noël!"... Y en a qui ont pas froid aux yeux... Je vous jure!
16 novembre 2008
Les gens qui insistent
Après les gens qui goûtent, j'en ai après les gens qui insistent! Qu'est-ce que c'est désagréable!!
Vous allez me dire: mais de quoi te plains tu? Dans cette société de consommation individualiste ou chacun se fout de son voisin, c'est plutôt bien d'avoir des gens qui insistent!!!
Et bien j'ai quand même envie de râler: parce que trop, c'est trop! Trois hommes, trois démonstrations: un lourd, un gentil et un fictif!
Le serveur du Paradis du fruit
Lui, c'est le lourd.
Je suis une bonne cliente de cette chaîne de restaurant "Le Paradis du fruit". J'aime bien. Enfin... J'aimais bien.
Je me confesse: quand un plat me plaît, j'ai des difficultés, par la suite, à tester de nouveaux plats sur la carte. C'est pour ça que j'aime autant les formules quotidiennes avec deux plats aux choix. Ainsi n'ai-je pas à m'enliser dans une routine où je prends systématiquement le même plat de peur de regretter la témérité de mon nouveau choix. Je tiens à préciser, tout de même, qu'au Paradis du fruit, j'avais deux plats référents donc il m'arrivait de "tourner".
Jusqu'au jour où j'arrive au restaurant, seule, armée de mon bouquin, à l'heure du déjeuner, je n'ouvre même pas la carte pour commander "mon plat" et la serveuse me dit: On a changé la carte! Vous vous en doutez: DRAME.
La serveuse semble percevoir mon désarroi et m'indique gentiment qu'il y a un plat un peu équivalent sur la nouvelle carte. Très bien, je le prends! J'ai été très déçue. La présentation avait changée, il y avait moins de fruits, pas de salade... Grosse déception. Heureusement, me suis-je dis, mon second plat n'a pas changé! Et oui: dans mes deux plats référents, seulement l'un des deux avait été modifié. Le second était resté intact!
Me voilà donc repartie quinze jours plus tard, accompagnée cette fois ci de ma mère, pour déjeuner au Paradis du fruit. Je commande mon second plat. Et là... Je n'ai pas du tout aimé. Ils ont modifié les assiettes, la quantité et aussi la qualité... Ca n'allait pas du tout mais alors pas du tout!
Tout ça pour vous dire qu'à moins qu'il y ait un gros cheveux dans mon assiette ou que l'on m'amène quelque chose que je n'ai pas comandé, si je n'aime pas quelque chose, au restaurant, je ne dis rien. Et quand le serveur vient desservir en me disant Tout s'est bien passé? Contente ou pas, je dis OUI. Sur ce point, ma mère est comme moi. Nous n'aimons pas faire d'histoires.
Mais ce jour là, à se demander s'il n'avaient pas eu de mauvais retours sur leur nouvelle carte, le serveur n'a pas arrêté de nous demander comment ça c'était passé. Mais il était lourd... A un point... Il dessert: Tout s'est bien passé Mesdames? Vous avez aimé? Les assiettes vous ont plu? ... Et nous: Oui oui... A préciser que ma mère n'avait pas du tout aimé son plat également (un nouveau plat de la carte!). Et ce fût ce cinéma à l'entrée, au plat, au café et au moment de l'addition. Nous n'en pouvions plus!!!
Et en partant, il en a remis une couche, en nous ouvrant la porte. Ca a été? Vous reviendrez? Et là... J'ai craqué!
Et bien écoutez, non, je n'ai pas été satisfaite de cette nouvelle carte. Je connais bien votre restaurant et j'ai été déçue. Mais peut être n'ai-je pas pris le bon plat?! Sur ce, c'est engagé tout un débat sur les nouveaux plats, les différences que je trouvais dans le plat qui subsistait... Je vous passe les détails.
Tout ça pour dire que quand on cherche, on trouve!! On est polies, on ne va pas lui dire qu'on n'aime pas, il n'y est pour rien, certes, il peut faire remonter l'info en cuisine, mais nous ne sommes pas du genre à avoiner le serveur. Alors qu'il arrête!! Nous avons conclu AVEC LUI que nous goûterions d'autres plats la prochaine fois, on a fermé la porte, ma mère et moi nous sommes regardées, avons soufflé et décrété: on ne reviendra pas!
Le serveur du Tommy's (celui du coca à volonté!)
Lui, c'est le gentil.
Il vient juste d'être recruté et son job, c'est de remplir les verres de coca pour les personnes qui ont pris du coca à volonté. Ma copine Nora et moi, on fait toujours ça là bas: coca light (parce que quand même, quand on mange des hamburgers, faut avoir bonne conscience!!) à volonté!
Et le petit jeune du coca light, il guette la moindre gorgée bue. Mais c'est super stressant!!! Dès que tu prends une gorgée, il arrive et te dit Coca light? Il n'attend même pas que tu aies fini ton verre: il arrive quand tu as bu un sixième de ton verre de coca seulement!
Alors toujours le même dilemne: on n'est jamais content!!! Car pour peu que tu tombes sur un serveur qui ne vienne jamais te resservir, tu râles et tu dis: ben ça valait la peine de faire des formules à volonté...
(En écrivant, ça me fait plus rire qu'autre chose... Et je me rends compte, précisemment dans ce cas, car ce serveur est ADORABLE, que l'on n'est jamais content... Mais je pense qu'il y a tout de même un juste milieu!)
Nous avons déjeuné là bas, aujourd'hui et je pense que nous avons du boire huit à dix verres de coca light. Mais des grands verres! Pour vous dire: à 23h15, j'ai encore un arrière goût de coca light dans la bouche!!
A la fin, dès qu'il arrivait, c'était le fou rire. Il ne l'a pas mal pris. A un moment, je lui ai dit que ce n'était plus possible, qu'on avait besoin de s'arrêter un peu. Il a rigolé et a dit qu'on lui avait dit surtout de remplir bien les verres. Ben oui, c'était son boulot, il était appliqué, vaillant à la tache, il le faisait gentiment mais bon...
Le beau gosse de la salle de sport
Lui, c'est le fictif. Et oui, la situation ne m'est pas encore arrivée mais je l'anticipe! Je n'y peux rien, je suis ainsi!
Cela faisait une éternité que je n'étais pas retournée dans ma salle de sport. Ce matin, j'ai fait mon come back, avec pour objectif, d'y aller au moins une fois par semaine. Je n'ai pas croisé Le beau gosse de l'acceuil (pour ceux qui ne voit pas de qui je parle).
Mais je pressens une réflexion. Un Ca fait si longtemps que l'on ne t'a pas vu... Mais bien insistant!! Et bien j'ai tout prévu. Je le regarderai d'un air écoute, j'ai un peu autre chose à faire, et je lui dirai oui, j'ai eu pas mal de problèmes personnels... Je dirai même peut-être "perso" si je me le sens, sans rigoler. Ca fait mieux... Pour le mettre bien mal à l'aise! Mais il croit quoi??!!! Je ne vais pas aller lui dire que ça fait deux mois que je baffre sans complexe et que j'ai trop la flemme d'aller bouger mon gras après le boulot! Non mais!!!
Ca m'énerve!!!!
Voilà, besoin d'un coup de gueule!
Jo!
25 septembre 2008
Mamma mia
Dimanche, je n'arrivais plus à buller, à bout de souffle. Je suis allée voir Mamma mia. J'en suis ressortie EN CHAN TEE!!
Pour ceux qui ignorent l'histoire de cette comédie, je resterai discrète, n'ayez crainte!
Je ne suis pas fan de la première heure, mais j'aime bien les chansons d'ABBA. Et bien depuis dimanche soir, je ne fais qu'écouter ABBA en boucle!! Je suis comme ça. Ca doit, certes, relever d'une névrose particulière... Quand j'aime, je ne me lasse pas (et pas que pour la musique!). Je suis capable d'écouter encore encore et encore une même chanson, ou un même album.
Note pour plus tard: A analyser... et chercher un groupe de thérapie en conséquence!
Mamma mia. Je suis rentrée dans la salle mal en point, petite flamme dans les yeux, flammette étiolée, un peu bleutée et je vous le donne en mille: je suis sortie du film, le regard de braise, bien rouge, gare à celui qui viendra s'y brûler!!
Comment ABBA m'a consummée:
L'énergie d'une comédie musicale. On aime, on n'aime pas... Ca a commencé, et j'ai respiré!
Les paysages des îles grecques. Sublimes. Un plein soleil. Une villa blanche et bleue avec un intérieur bleu ciel. Heureusement pour mon home sweet home que Casto' est fermé le dimanche, sinon je ne sais pas ce qui se serait passé...
De bons comédiens. Merryl, une fois de plus, chapeau! Colin... no comment! De belles performances d'acteurs. Et puis les copines de Merryl sont vraiment chouettes! Très drôles. Petite préférence pour la plus petite et particulièrement lors de sa déclaration finale... (je laisse le suspens!)
Des chorés très drôles: Money Money, Money, par exemple. Je revois les copines de Merryl, sur leurs jet-sky respectifs...
Une histoire innatendue (je vous avez dit que je ne vous gacherais pas le plaisir de découvrir Mamma mia!)
Des paroles si vraies. Je ne connaissais pas les paroles des chansons d'Abba. Quelques unes, oui, mais je ne m'y étais jamais penchée et je n'avais pas vraiment cherché à les comprendre. Deux gros coup de coeur: The winner takes it all et I have a dream, a song to sing. (A l'occasion, attardez-vous sur les paroles). Je concluerai, d'ailleurs cet article par deux mini-billets sur ces belles chansons.
The winner takes it all.
C'est l'histoire de toutes les ruptures, avec un gagnant et un perdant. Pas parce qu'ils s'en sont foutus plein la gueule (enfin, on ne sait pas...) mais parce que c'était les règles du jeu, et le jeu veut que celui qui est quitté est le perdant. Et même si le gagnant ne célèbre pas sa victoire et ne met pas un grand coup de pied dans le dos de celui qui est déjà à terre, le perdant mord la poussière. Et c'est triste, c'est triste (oui, j'ai pleuré)... parce qu'on voit bien que même s'il n'y a aucune méchanceté, le perdant en prend plein la figure. Et nul n'y peut rien, parce que c'est la règle. La règle du jeu. Ils n'avaient qu'à faire match nul? Ouais... pas faux, mais ils ne l'ont pas fait. Entendre cette chanson dans une comédie musicale est d'autant plus touchant que les émotions des comédiens transparaissent nettement, les trémolos dans la voix... Mon amie Yolanda m' avait prévenue. Quelle belle chanson! Après, on ne l'entends plus jamais pareil... Ca vous laisse le coeur à la fois gros et léger.
I have a dream, a song to sing.
Cette chanson est la boucle du film, à la fois prologue et l'épilogue de cette comédie musicale. J'ai découvert cette chanson dimanche et elle m'a bluffée!! Elle décrit EXACTEMENT mon crédo, ma façon de penser, mon way of life. Tout colle, c'est impressionant. Je ne pensais pas qu'une chanson aussi parfaite (pour mes convictions) puisse exister. Je ne connais pas l'histoire de cette chanson (peut être Montana, grand musicien et mélomane que tu es, pourras-tu m'éclairer...) mais elle aurait pu être écrite pour moi. C'est MA chanson. Tout ce en quoi je crois... Et ce que je me dis quasiment tous les matins. Très étrange comme découverte.
http://www.deezer.com/track/1214881
Sur ces belles paroles, je vous laisse...
Joséphine, une gardienne de cochons en herbe (pas les cochons, la gardienne!!)... qui espère pouvoir leur jeter un sort et les transformer en preux chevaliers... et pourquoi pas, un jour, en appeler un "Honey''. Merci Père Aimé!
03 septembre 2008
Bonjour... Tu vas bien...?
Je hais ce moment.
Ce moment où tu arrives dans l'établissement qui te sert de salle de sport.
Ce moment où tu dois sortir ta carte d'adhérent de ton portefeuille.
Ce moment où LE BEAU GOSSE DE L'ACCUEIL attend que tu lui donnes ta carte et te dit:
- Bonjour... Tu vas bien... ?
- Ouais...
Ce moment où il prend la carte, la regarde, la passe sous la douchette et te dit:
- Bonne séance... Joséphine!
Rétrospective:
J'ai 25 ans, je suis super gourmande et si je ne veux pas ressembler à un sumo, je dois faire du sport. Il faut se rendre à certaines évidences... De surccroît, j'adooore la mode et je veux pouvoir porter tout et n'importe quoi. Ce n'est pas toujours le cas, certes, mais ce n'est pas en me laissant aller que ça s'arrangera!
Do it today: your body!!
Ce que j'ai ommis de dire: je n'aime pas le sport et je n'en fais pas par plaisir ( enfin, vous l'aurez peut être compris ). C'est un plaisir à effet secondaire: pourvoir m'habiller et pouvoir baffrer ( j'assume! ). En clair, courrir sur un tapis pendant une demi heure ne me plaît pas plus que ça...
Dans ce contexte, visualisez la scène.
Derniers jours des vacances d'été. Je profite de ne pas avoir repris le travail pour aller moover mon body le matin, à la fraiche. 8h, le réveil sonne et là, c'est le drame... Je me couche très tard et savoir que je me lève à 8h pour me faire engeuler par Julie et courrir sur un tapis, ça me pousserait plus à éteindre le réveil. Mais je résiste, et au dernier moment, le der des der, je me lève!
Un peu comme dans le sketch de Florence Foresti où tu te dis qu'en étant à 8h58 sous la couette pour embaucher à 9h, en enfilant une djellaba, c'est encore possible...
Je n'enfile pas une djellaba, mais je saute du lit, me brosse les dents, enfile mon habit de lumière, mets mes baskets ( Oh les Forbans, je vous aime! ), m'attache les cheveux ( sans les coiffer ) avec un élastique errant, prends mon sac, un litre de Contrex ( mon partenaire minceur! ), prends un café, une barre de céréales et vogue la galère...
Une bonne petite musique boostante sur le trajet, histoire de motiver les troupes, et me voilà arrivée.
Je passe la porte d'entrée, l'oeil rouge et le cheveu mal coiffé et je tombe... sur LE BEAU GOSSE DE L'ACCEUIL.
Tous les efforts, les airs entraînants que j'avais ancrés dans ma cervelle sur le trajet s'arrêtent NET.
POURQUOI????!! Pourquoi me voit-il comme ça, dans cet état, alors que quand je sors de ma séance, après une bonne douche, maquillée et revitalisée, il n'est plus là??? Et oui, 11h30, ce n'est plus son créneau horaire...
Il est beau gosse, certes, mais il est INSUPPORTABLE. Très commercial ( en même temps c'est son boulot ), toujours le sourire ultra-bright, et il fait semblant de s'interresser à toi ( sûrement pour te fidéliser! ). Le beau gosse INSUPPORTABLE.
Et c'est justement parce qu'il est insupportable que je n'ai pas envie d'arriver DECATIE devant lui.
Ce n'est pas une question de séduction. C'est un challenge, un rapport de force.
Irrémédiablement, il arrive à 8h30 pour travailler, il bosse dans la com' donc il est nikel. Si ça se trouve, il se dit lui aussi à 8h25 qu'il peut encore y arriver en enfilant une djellaba... Si c'est le cas, il cache bien son jeu, LUI!
Donc voilà, vous savez tout. On prend les mêmes et on recommence et c'est tous les deux jours que Dieu fait ( Oui, car tous les jours, pour une NON sportive, c'est déjà beaucoup ) la même chanson:
- Bonjour... Tu vas bien... ?
En fait, il est bien mal car il ne connait toujours pas mon prénom, même si je viens depuis 1 an. Il est trop mal, ça se sent... Il essaie de feinter mais je le connais...
- Ouais...
Je lui tend ma carte d'adhérent et c'est là qu'il va opérer, qu'il va accomplir sa technique de vente à deux balles pour me fidéliser alors que je sais pertinemment qu'il ne s'interresse pas du tout à moi.
Il va regarder mon prénom, il va regarder mon prénom...
IL prend la carte, coup d'oeil, la regarde, la passe sous la douchette et te dit:
- Bonne séance... Joséphine!
- Merci...
Je déteste ce type.
Sans compter que SI tu t'es un peu laissée aller pendant une semaine, il te dit, toujours sourire aux lèvres, l'air mièvre: Ca fait longtemps qu'on t'a pas vu... Après avoir passé le code barre de la carte d'adhérent sous la douchette, ce qui lui a permit de voir à quand remonte ta dernière séance!
Je le hais...
Joséphine... ça fait un moment que je n'y suis pas allée...
Ps: à noter que malgré son sourire ultra-bright, le BEAU GOSSE DE L'ACCEUIL n'est pas sportif pour deux sous ( ça se voit! )alors le Ca fait longtemps qu'on t'a pas vu... Et toi, blaireau, on te voit jamais!!
Ps (bis): Le sketch de Florence Foresti, pour rigoler!
http://fr.youtube.com/watch?v=ixuL6lTJhHs
18 août 2008
Patchouli chinchilla
Paraît-il qu'on ne se sent pas...
Paraît-il que notre nez s'habitue à nos propres odeurs et, par conséquent, on ne se sent pas...
Samedi et dimanche, j'ai assisté à des spectacles de danses en plein air. D'un soir à l'autre, je me suis assise à peu près à la même place ( que voulez-vous, quand on est bien placé... ) et d'un soir à l'autre, j'ai été incommodée. Incommodée par une dame d'un âge mur, assise quatre rangs devant moi, propre sur elle, même l'air plutôt sympa, qui n'avait pas oublié de se parfumer avant d'aller assister au spectacle. Incommodée à en avoir des maux de tête. N'oubliez pas que le spectacle était en plein air... et là, je me dis que je suis chanceuse... même s'il a duré 2 heures.
Le surnom vient de ma grand mère, également dérangée par l'odeur: " Patchouli chincilla".
Il vaut mieux ça qu'une autre odeur?
Et bien je ne sais pas... J'ai élaboré une théorie.
Soyons lucides. Deux types de mauvaises odeurs existent. Les mauvaises odeurs dites insupportables ( fosses septiques, vomi... ) et les mauvaises odeurs dites supportables ( odeurs de parfum ou encens trop fortes, chien qui pue, transpiration ( même si sur le moment, on a toujours l'impression que c'est insupportable et ... insurmontable.)). Le critère de répartition étant la nausée.
Laissons de côté les mauvaises odeurs dites insupportables.
Ma théorie est la suivante: quelque soit la mauvaise odeur, dite supportable, l'inconfort réside dans la mobilité du sujet porteur de la mauvaise odeur. L'essence même de la mauvaise odeur ne réside pas dans dans l'odeur mais plutôt dans sa trajectoire: PATCHOULI CHINCHILLA explique à sa copine, en gesticulant, le pourquoi du comment les danseurs font un pas à droite, LE CHIEN QUI PUE ne peut s'empêcher de faire le tour de la table où vous êtes en train de déjeuner, et LE GROS DEGUEULASSE QUI NE S EST PAS LAVE CE MATIN n'arrête pas de se baisser pour prendre des choses dans son sac, ce qui fait un reflux vers les rangs du fond à chaque inclinaison.
Le plus injuste dans tout ça: ils nous empestent en toute impunité!!
Bon, le chien, il n'y peut rien. Mais ses maîtres! N'allez pas me dire qu'ils ne le sentent pas??!!! Ils en ont rien à foutre oui!!
J'ai souvent été excédée mais je n'ai jamais osé dire à quelqu'un "Non mais attends, ON REVE!!! " ( Parce que quand vous cotoyez quelqu'un, tous les matins, qui sent le ragondin... c'est un coup à devenir méchant! Et à vous brouiller à vie! ). Je n'ai jamais osé. J'ai été désagréable ( suite à l'odeur ) mais je n'ai jamais rien dit. Par conséquent, la personne m'a juste cru mal lunée et n'a jamais compris.
Que voulez-vous dire... paraît-il qu'on ne se sent pas...
Joséphine... quand je pense que l'odorat est un de mes sens les plus développé...
12 août 2008
Oraison solaire
Quand on va à la plage, il y a des classiques. Des immanquables.
Mer ou océan,
souvenez-vous:
Il y a toujours un photographe de plage. Il est là pour prendre des photos, plein de photos, et ensuite vous laisser un petit ticket, avec un numéro. Pour aller les voir et les payer, si jamais vous vous décidez à les prendre. Sa cible préférée: les familles avec des gosses en bas âges. Proies faciles: les parents ne savent résister à des photos professionnelles de leurs bambins. Autre gibier éventuel: un groupe de midinettes, sur la plage, entre 18 et la vingtaine ( la force de l'âge! ) qui aime aussi poser. Et là... le spectacle ne fait que commencer!
Il y a toujours un type qui veut frénétiquement planter son parassol même si le vent souffle à 35km/h avec des rafales à 80. La moitié de la plage le regarde avec horreur. Fait divers: une jeune fille de 25 ans décède à la plage. Lors d'une rafale de vent, la pique d'un parassol est venue se planter de toute violence dans son dos. Morte sur le coup... Peu importe. Lui, il persiste et il signe. Certes, souvent, s'il le fait, c'est parce qu'il a des enfants avec lui. Mais tout de même c'est une heure pour emmener les petits au soleil????!!!
Il y a toujours des petits, plein de vie, quelques mètres plus loin, derrière, qui adooorent aller se baigner. Ils adooorent tellement aller se baigner que quand ils y vont, ils courrent si vite qu'ils enterrent tous les plagistes aux alentours... Ils sont petits... une fois, passe... deux, si les parents ne disent rien, là, ça peut se terminer en drame.
Il y a toujours une femme, seins nus, qui longe le bord de l'eau. Généralement, quelque soit l'âge, la femme marchant seins nus les a en gant de toilette. C'est comme ça... la vie est mal faite? Ben oui!
Il y a toujours, à 3 serviettes plus loin, la bombe atomique. Généralement, elle, elle n'est pas seins nus ( Encore heureux!! ). Elle n'en a pas besoin. Et même si votre copine s'échine à vous dire "mais je t'assure, tu n'as presque pas de cellulite...", c'est quand même dur d'avoir pour voisine de serviette la bombe atomique.
Il y a toujours les vrais, les durs; ceux qui sont restés dans les années 90' et qui vont à la plage avec leurs nattes. OK, ce n'est plus in'. Je ne comprends pas cet engouement pour la natte. Le seul avantage que j'y vois résiderait dans le terrassement de la piste de bronzette. Et oui! La natte amoindrit les bosses ou les trous dans le sable. Technique, comme truc! En clair, une natte et une serviette... peinard!
Il y a toujours ceux qui ont loué les transats. Les nantis de la plage. Ils ont payé minimum 8 euros la demi journée et ils se prélassent... Eux, c'est un monde à part. Cependant, vautré sur son transat, on a une vue imprenable sur les premières rangées de serviettes. Leur petite vie, la façon dont ils s'organisent. On peut se demander s'il s'agit d'une famille recomposée... Petite contre-plongée... Vous l'aurez compris, c'est ma place!
Il y a toujours les boutiques de bord de plage qui s'obstinent à ne pas solder parce que c'est la haute saison! Sauf que le même maillot est à - 40% aux Galeries Lafayettes. Alors les charmes d'un achat dans une payotte...
Il y a toujours les beaux gosses de la plage. Nick, Brian et Steeven, que ses copains appellent Steeve. Ils sont grands, beaux, bronzés, musclés... et ils sentent bon le sable chaud ( ça sent le sable? ). Généralement, ça plaît. Perso, ce n'est pas ma tasse de thé. Notez que le beau gosse de la plage ( dans l'hypothèse où il serait esseulé ) n'est jamais en couple avec la bombe atomique... et ça, ça laisse songeur...
Il y a toujours ceux qui ont amené leur goûter. C'est un moment difficile à gérer. Il faut se rendre à l'évidence. Si vos voisins de plage ont des enfants en bas âge, ils auront forcément tous les nouveaux trucs que vous avez envie d'acheter ( et de manger! ) mais que vous n'achetez pas parce que vous vous dîtes que vous n'avez plus l'âge et parce que vous souhaitez garder la ligne... Si ce n'est pas le cas, le calvaire ne fait que commencer: en les regardant gouter, vous aller découvrir de nouveaux trucs que vous aurez ensuite envie d'aller acheter. Alors un conseil: allez nager!
Il y a toujours ceux qui jouent et blessent les autres. Petits ou grands, il n'y a pas d'âge. Genoux, tendons d'achille, chevilles... Avec une balle, une planche de moré... Y a pas à dire... Plagiste, c'est vraiment un sport risqué.
Joséphine. Si vous voulez en rajouter...
Oui, ce sont mes pieds...


